Publicité

Bruno Venanzi s'offre les tribunes du Standard

©BELGAIMAGE

La nouvelle avait filtré il y a 15 jours lors d’un séminaire réunissant 210 professionnels de l’immobilier à l’initiative du Cercle de Wallonie: pour initier le redéveloppement du stade du Standard et de ses abords dès l’an prochain, le président et propriétaire du Standard, Bruno Venanzi devait préalablement redevenir pleinement propriétaire des lieux. Ce qui est presque chose faite.

On peut dire que les deux parties ont battu le fer. On a en effet appris cette semaine que Bruno Venanzi a mandaté un de ses collaborateurs directs pour qu’il fixe le montant précis à verser à l’Agence de développement économique de la province de Liège. Et récupérer ainsi sans plus tarder les parties du stade de Sclessin dont l’intercommunale liégeoise est encore propriétaire. Pour rappel, celle-ci s’était portée garante en 1998 auprès de l’organisme bancaire qui a financé les travaux pour permettre au club de mettre ses infrastructures aux normes exigées par l’UEFA pour accueillir l’Euro 2000.

Depuis, la SPI était restée nu-propriétaire des tribunes 3 et 4 (ainsi que d’une partie de la tribune 1 transformée), le club en ayant l’usufruit moyennant remboursement d’un loyer annuel de 700.000 euros. Ce loyer visait à amortir l’emprunt sur une durée de 25 ans. C’est le remboursement anticipé de cet emprunt - initialement clôturé en 2024- qui est aujourd’hui sur la table.

Selon nos confrères de La Meuse, le solde dû à la SPI, contractante du crédit hypothécaire, atteindrait un peu plus de 4 millions d’euros. Une procédure similaire est d’ailleurs initiée également avec l’intercommunale liégeoise Ecetia, ex-Société Liégeoise de Financement (SLF), qui avait de son côté financé les travaux de construction de l’Académie Robert Louis-Dreyfus.

Fondation Standard de Liège

+ de 4 millions €
C’est le montant approximatif déboursé par Bruno Venanzi pour solder anticipativement l’emprunt contracté par la SPI.

Dans la foulée, Bruno Venanzi vient également de constituer une fondation – la Société anonyme Standard de Liège – dont les statuts très larges permettent de financer et d’inclure pas mal de projets à visées dites non lucratives. On y fait notamment mention de coordination de manifestations diverses et de levées de fonds; mais aussi de l’organisation du financement de projets "répondant à son but", à savoir "renforcer le lien social et contribuer à l’intégration au sein de la communauté par le sport".

Un vaste programme dont les contours sont encore à préciser par les administrateurs - fraîchement nommés, réuni(e)s autour de Catherine Jadin, la présidente de la fondation... notaire et compagne du patron du Standard.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés