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analyse

Championnats du monde de cyclisme en Flandre: la fête du vélo à 21 millions d'euros

La course en ligne de référence se déroulera dimanche entre Anvers et Louvain. ©Photo News

Ce weekend se déroulent entre Anvers et Louvain les championnats du monde de cyclisme. L'événement a un coût conséquent, mais amènera une mise en lumière remarquable pour le nord du pays.

C'est bien connu, la Flandre est la terre sacrée du deux roues. Mais depuis une semaine, le nord du pays est encore un peu plus la capitale mondiale de la petite reine. 19 ans après le mondial de Zolder, la Flandre se charge à nouveau de l'organisation du Championnat du monde de cyclisme. Pour fêter au mieux les cent ans de la course mythique, la Flandre a évidemment mis les moyens. L'organisation a été confiée aux deux références de l'événementiel sportif: le géant Golazo et le spécialiste des Flandriennes Flanders Classics. Les deux entreprises belges, habituellement concurrentes, sont donc ici unies. "On fait quelques événements cyclo ensemble, mais une telle organisation est une première pour nous", explique Christophe Impens, managing director chez Golazo, visiblement ravi par la collaboration. "On travaille ensemble, chacun avec nos atouts. Une soixantaine d'employés travaillent à temps plein depuis des mois. Pendant l'événement, nous avons environ 400 travailleurs actifs et 1.500 shifts de bénévoles", détaille le responsable.

"C'était une volonté de mettre en avant la Flandre. Au final, hormis Gand, l'ensemble des grandes villes d'art flamand ont participé."
Thomas Van Den Spiegel
Patron de Flanders Classics

La Flandre mise en avant

Au total, le budget du Championnat du monde dépasse 21 millions d'euros. Une bonne partie de l'événement est financé par les pouvoirs publics, qui prennent en charge 16 millions d'euros. Louvain, qui accueille l'arrivée de la course en ligne de ce weekend, a par exemple déboursé 1,5 million d'euros. Knokke et Bruges, qui ont accueilli les contre-la-montre, ont dépensé 230.000 et 360.000 euros, tandis qu'Anvers a déboursé 800.000 euros pour accueillir le départ de la course ce weekend. Assez étonnamment, pas un seul euro n'est venu du Fédéral. "C'était une volonté de mettre en avant la Flandre. Au final, hormis Gand, l'ensemble des grandes villes d'art flamandes ont participé", explique Thomas Van Den Spiegel, le patron de Flanders Classics. "Mais cela ne veut pas dire que la Wallonie n'a pas les moyens de faire pareil. On est  même prêt à signer maintenant pour faire Wallonie 2030", plaisante le responsable.

"Il a évidemment fallu démarcher les partenaires, mais cela s'est fait sans véritables difficultés."
Christophe Impens
Managing director chez Golazo

Sponsors sous le charme

Si l'appui public est costaud, reste néanmoins près de 5 millions d'euros à faire rentrer dans les caisses pour éviter les pertes.  "De plus, il y a systématiquement des frais imprévus. Sans compter les mesures sanitaires nécessaires qui n'étaient initialement pas budgétisées et qui coûteront dans les 250.000 euros", explique Christophe Impens. Du côté des recettes, même si la foule sera bien présente, les organisateurs doivent se passer du ticketing, l'événement étant gratuit pour le grand public. "La principale source de rentrées est donc le sponsoring", assure le responsable de Golazo, qui n'en dira pas plus sur les montants payés par Lotto, bpost et AB Inbev pour afficher le titre de "sponsor principal". "Il a évidemment fallu démarcher les partenaires, mais cela s'est fait sans véritables difficultés. En réalité, nous aurions même pu en trouver plus, mais l'UCI limite le nombre de sponsors", explique encore Christophe Impens. "On peut également compter sur d'autres sources de revenus comme l'hospitality, le catering et une série d'événements, dont le gala et la course cyclo."

Les organisateurs devraient s'en sortir dans le vert. Sans pour autant afficher d'importants bénéfices. "Une telle organisation a d'autres avantages. Notamment le prestige et l'expérience acquise par nos collaborateurs. La visibilité apportée est aussi considérable", glisse le patron de Flanders Classics. Une vitrine géante qui devrait forcément plaire aussi aux pouvoirs publics. Les organisateurs s'attendent à une audience de plus de 300 millions de téléspectateurs dans le monde et un total, pour toute la semaine de compétitions, d'un million de spectateurs sur les bords de la route.

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