Corruption "institutionnalisée" à la Fifa ?

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Six responsables de la Fifa ont été arrêtés à Zurich. Des sources proches de l'enquête évoquent une corruption "institutionnalisée". La Fifa se défend estimant être la partie lésée dans ce dossier qui n’implique "ni le président, ni le secrétaire général".

Zurich a été le théâtre, mercredi matin, d'une importante opération de police commandée par l'Office fédéral de la justice (OFJ). Six fonctionnaires de la FIFA, la Fédération internationale de football et d'organisations affiliées ont été arrêtés mercredi matin à Zurich.

Un porte-parole de la police a confirmé à l'agence de presse suisse, ats, l'existence d'une opérations.

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Les fonctionnaires de police ont arrêté plusieurs personnes tôt le matin à l'hôtel Baur au Lac. Les personnes arrêtées lors de l'opération seraient accusées de corruption et devraient être extradées vers les Etats-Unis, écrit le New York Times.

Corruption "institutionnalisée"

Les sources du New York Times évoquent une corruption "institutionnalisée"  qui serait devenue leur "façon de faire du business". Toujours selon le journal new-yorkais, l'enquête se concentrerait sur la région Concacaf qui chapeaute l'Amérique du nord, centrale et les Caraïbes.

La procédure aura lieu aux Etats-Unis et plus de 10 personnes seraient inquiétées par l'enquête.

"Des représentants des médias et du marketing sportif seraient impliqués dans des versements à de hauts fonctionnaires d’organisations footballistiques (délégués de la Fédération internationale de football association FIFA et fonctionnaires d’organisations affiliées) en échange des droits médiatiques et des droits de marketing et de sponsoring de compétitions organisées aux Etats-Unis et en Amérique du Sud. Selon la demande d’arrestation américaine, l’entente relative à ces actes aurait été conclue aux Etats-Unis, où ont également eu lieu les préparatifs. Des paiements auraient transité par des banques américaines" détaille le département de justice suisse dans un communiqué.

Les sommes évoquées avoisineraient un total de 100 millions de dollars en pots-de-vin.   

"Le président et le secrétaire général ne sont pas impliqués."
Walter De Gregorio
Directeur communication et Affaires publiques

C'est une bonne chose dit la Fifa

"C’est la Fifa qui a lancé cette procédure en novembre dernier par rapport à l’organisation de la Coupe du monde 2018 et 2022", a rappelé Walter De Gregorio, directeur de la communication et des Affaires publiques.

Si le "timing n’est pas idéal", Fifa dit accueillir favorablement cette procédure. "Ce n’est pas bon en termes d’images et de réputation, mais c’est très bon pour nous. Nous n’aurions pas fourni tous les documents sinon", a ajouté Walter Gregorio qui estime que la Fifa est la "partie lésée" dans ce dossier.

"Le président et le secrétaire général ne sont pas impliqué", a insisté le directeur de la communication qui estime qu'ils ne sont pas responsable de cette affaire.

L'élection du président de la FIifa est programmée vendredi à Zurich. "Sepp" Blatter, 79 ans, est favori pour un cinquième mandat face au Prince Ali, 39 ans, un de ses vice-présidents.
=> La Fifa a décidé que malgré cette crise, le processus continuera comme prévu.

Les coupes du monde 2018 au Qatar et en Russie en 2022 ne seront pas non plus remises en question.


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