De fausses librairies abritent des agences de paris

De fausses librairies abritent des agences de paris. ©Kansspelcommissie

La Commission des Jeux de hasard organise une journée d’étude qui abordera notamment le problème de la prolifération des agences de paris.

La Commission des Jeux de hasard organise aujourd’hui une journée d’étude pour sensibiliser les autorités locales notamment sur la prolifération des agences de paris dans les villes. "Pour le moment, il existe 614 agences de paris dans notre pays, explique Peter Naessens, directeur général de la Commission des jeux de hasard. Nous devons mettre un terme à la prolifération des agences parce que cela va vite et qu’il peut encore en arriver des centaines puisque le nombre maximum légal est fixé à mille. Nous plaidons pour un moratoire de 600 agences de paris en Belgique."

"Les bookmakers sont trop accessibles, les contrôles sur les joueurs mineurs sont insuffisants, et il y a une extension forte du secteur y compris en ce qui concerne les machines à sous, prévient Etienne Marique, président de la Commission. Nous voyons à quels abus cela a conduit au Royaume-Uni où l’on trouve parfois 18 agences de paris dans la même rue."

"Les bookmakers sont trop accessibles, les contrôles sur les joueurs mineurs sont insuffisants"
Etienne Marique
Président de la Commission des Jeux de hasard

En Belgique, la règle veut que les agences soient séparées les unes des autres d’une distance d’un kilomètre mais la Commission met en garde contre un nouveau phénomène qui cherche à contourner cette règle: les faux marchands de journaux. "Extérieurement cela ressemble à une librairie mais lorsque vous entrez, il s’agit clairement d’agences de paris, ajoute Peter Naessens. Nous trouvons surtout ces faux magasins dans les grandes villes où la règle du kilomètre empêche la croissance des agences de paris. Mais nous estimons que des centaines de marchands de journaux doivent être contrôlés parce qu’il vont trop loin dans l’offre de paris. ce problème est préoccupant pour 5 à 10% des librairies".

Lors de cette journée d’étude, le secteur montrera également que le bénéfice mensuel brut d’une salle de jeux a diminué de 47% depuis 2009 à 15.000 euros tandis que le chiffre d’affaires achuté de 24% à 53.300 euros par mois. "Si les mesures d’économie du gouvernement sont maintenues, la Commision des Jeux de hasard risque la faillite d’ici deux ans, selon ses responsables. L’an dernier la commission a perçu 9 millions du secteur mais nous pouvons en utiliser moins chaque année, déjà moins de 5 millions maintenant. Tous nos investissements sont arrêtés. Cela doit être perçu comme un signal d’alerte."

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