"Emile Mpenza a reçu d'importants virements via une banque lituanienne" soupçonnée de blanchiment

©BELGA

L'ancien Diable rouge aurait reçu pas moins de 15 virements pour un montant total de 416.575 dollars via la banque lituanienne Ukio Bankas.

L'ancien Diable rouge Emile Mpenza a reçu d'importants virements sur son compte belge via la banque lituanienne Ukio Bankas, lorsqu'il jouait pour le club azéri du FK Neftchi Bakou, écrit Knack ce mercredi.

Entre le 30 août 2010 et le 28 décembre 2011, Emile Mpenza a reçu pas moins de 15 virements pour un montant total de 416.575 dollars via cette banque soupçonnée de blanchiment d'argent. Les paiements étaient effectués via un compte lituanien d'Ukio Bankas ouvert au nom d'une entreprise britannique: Essencorp LLP.

Selon Knack, deux sociétés offshore du Belize se cachent derrière cette entreprise. La question est de savoir pourquoi les paiements depuis Bakou devaient passer via le Royaume-Uni et la Lituanie. La communication accompagnant le virement était à chaque fois identique : "INVOICE N 2105 FOR GOODS".

Cette façon de procéder a posé question à la Cellule de traitement des informations financières (CTIF). "Quand la description d'une opération bancaire ne correspond pas à la réalité, c'est un indicateur d'un possible blanchiment d'argent", affirme l'institution. 

"Impossible à vérifier"

Le club d'Azerbaïdjan affirme pour sa part qu'aucun joueur n'a jamais été payé via une autre entreprise que le Neftchi Bakou. Il ajoute n'avoir jamais entendu parler d'Essencorp LLP. Emile Mpenza affirme pour sa part qu'il est impossible de vérifier ces allégations. "Je peux seulement confirmer qu'à cette période, j'ai reçu mon salaire, composé d'une partie fixe et d'une partie variable, en Belgique et que j'ai déclaré ces revenus en Belgique."

La banque lituanienne Ukio Bankas, au centre de l'enquête journalistique internationale "Troika Laundromat", disposait de "comptes bancaires correspondants" auprès des banques ING, KBC et BNP Paribas Fortis. Au moins 10 milliards d'euros ont transité via ces comptes entre 2006 et 2009, selon l'hebdomadaire flamand Knack qui a participé aux investigations journalistiques. Le magazine a également obtenu une confirmation auprès du parquet fédéral.

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