François Fornieri n'entre pas au capital du Standard

Le patron de Mithra, François Fornieri, ambitionnait d'acquérir 50% des parts du Standard détenues par Bruno Venanzi. ©Tim Dirven

Le 3 août dernier, on apprenait que François Fornieri allait soulager les finances du Standard de Liège. Il n'en sera finalement rien.

Surprise à Sclessin. Dans un communiqué, le Standard de Liège et Bruno Venanzi annoncent avoir mis un terme aux négociations avec François Fornieri, le patron de Mithra. Il était question de l'entrée de l'homme d'affaires liégeois dans le capital du club de football.

A ce jour, Bruno Venanzi reste actionnaire du Standard avec plus de 99% des parts.

Il devait racheter la moitié des parts du président Bruno Venanzi afin de l’épauler dans la conduite du club. "L’idée était qu’en cas de besoin, comme une augmentation de capital par exemple, elle ne doive pas être supportée par le seul Venanzi", indique une source. François Fornieri devait en outre investir, via une augmentation de capital, dans l’Immobilière du Standard, propriétaire du stade des "rouches".  "Avec plus de 99% des actions du club, Bruno Venanzi en reste l’actionnaire majoritaire et le président", ajoute le communiqué.

Problème de liquidités vs investissement risqué

Contacté, le club n’a pas souhaité faire davantage de commentaires. Qu’est-ce qui explique alors ce revirement? Comme le signalait la DH/Les Sports, mardi matin, il nous revient également que François Fornieri n'a pas pu rassembler les fonds nécessaires pour à la fois racheter la moitié des parts de Bruno Venanzi dans le club et investir dans l’Immobilière. C’est ce qu’il aurait signifié la veille d’une double assemblée générale (le club et l’Immobilière) le 31 octobre, demandant un délai d’un mois pour rassembler les fonds. Ce qui lui aurait été refusé.

Interrogé par le site de la RTBF, François Fornieri livre une autre version: "Ce n’est pas du tout un problème de liquidités, car les sommes prévues pour l’investissement dans le club étaient bien sur mes comptes", indique-t-il avant d’ajouter ceci. "Après analyse, mes banquiers m’ont mis en garde sur les risques de mon investissement: "Le Standard risque en effet selon eux de connaître de graves problèmes financiers et/ou judiciaires à l’avenir. Cela risquerait de nuire, à terme, à l’image de ma société Mithra ou de voir mes comptes, ou ceux de mes sociétés, bloqués." 

190.000
euros
Après deux années de pertes, les comptes 2019-2020 du Standard indiquent un résultat net de 190.000 euros

Les problèmes judiciaires et financiers évoqués pourraient être d’une part liés au "footbelgate", d’autre part, à l’état de santé financier du club. Pourtant, après deux années dans le rouge, le Standard a trouvé la voie des (légers) bénéfices. Publiés lundi, les comptes 2019-2020 indiquent un résultat net de 190.000 euros après une perte nette de près de 5 millions, grâce à la vente de joueurs. En revanche, la dette a encore gonflé passant de 40 à 51 millions. En cause: l’achat en 2019 à l’Inter Milan, alors en proie à des problèmes financiers, du néo Diable Rouge Zinho Vanheusden. Mais elle est assortie d’une clause de revente d’ici la fin de la saison à ce même club plus-value à la clé.  

Le stade, autre source de désaccord

Autre pomme de discorde: le stade. François Fornieri estime que le stade doit appartenir directement au club et non à une société immobilière. "C’est quand même étonnant alors qu’il devait précisément investir dans cette immobilière", souligne un insider.

Le retour de Luciano D’Onofrio, aujourd’hui à la tête de l’Antwerp, serait un fantasme alimenté par l’annonce (avortée donc) de l’arrivée de François Fornieri.

Les ponts sont-ils définitivement rompus? Même si, selon François Fornieri, le divorce n’est peut-être pas encore consommé, d’aucuns estiment qu’on voit mal comment les deux hommes pourraient encore s’entendre. Bruno Venanzi reste cependant ouvert à l’arrivée d’un investisseur prêt à prendre une participation minoritaire, de préférence de la région liégeoise afin de renforcer l’ancrage local du Standard. En revanche, le retour de Luciano D’Onofrio, aujourd’hui à la tête de l’Antwerp, serait un fantasme alimenté par l’annonce (avortée donc) de l’arrivée de François Fornieri.

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