Gymlib vend des packages d'accès aux salles et terrains de sport aux entreprises

Le cofondateur Sébastien Bequart (à gauche) insiste sur les vertus du sport dans le bien-être et le team spirit au travail. ©GYMLIB

L’ambitieuse start-up française Gymlib vend l’accès par abonnement à toutes les infrastructures sportives de 250 partenaires aux entreprises belges.

La pratique du sport est de plus en plus au centre des stratégies visant le bien-être en entreprise. Mais pratiquer du sport alors que les agendas sont chargés et souvent changeants s’avère ardu. Pour les deux fondateurs de Gymlib, Sébastien Bequart et Mohamed Taz, il fallait trouver une solution, car comme beaucoup de gens, ils avaient des abonnements fitness qu’ils n’utilisaient pas.

Gymlib entend répondre à ce défi en proposant une offre innovante aux entreprises. Il s’agit d’un abonnement mensuel qui donne aux employés d’une entreprise l’accès à toutes les salles de sport et autres activités sportives avec lesquelles Gymlib a un accord.

Gymlib a déjà fait ses preuves en France et a levé 14 millions d’euros depuis sa création en 2013. L’Echo apprend que l’entreprise entend aujourd’hui mettre les bouchées doubles sur le marché belge.

Depuis un an, les équipes de Gymlib parcouraient les différentes installations sportives de Belgique. Ils ont désormais 250 partenaires en Belgique parmi lesquels Jim’s (n° 2 de la salle de sport en Belgique derrière Basic Fit), l’Aspria, le Dolce, Da Vinci etc. De quoi proposer des activités sportives un peu partout en Belgique. "Notre offre est très diversifiée. Il y a le fitness, mais aussi des centres aquatiques, du paddle-tennis, du football, du golf, etc.", énumère Sébastien Bequart. La limite est en général de 5 visites par mois par infrastructure sportive.

La FEB séduite

Plusieurs entreprises ont déjà été séduites par leur produit comme Wemanity (consultance), la police de Nivelles ou la FEB. Mais maintenant que l’offre est bien étoffée, Gymlib entend se faire connaître et vendre ses solutions à un maximum de sociétés. Le marché potentiel est important, car 800.000 Belges pratiquent déjà le sport en salle. En France, entre 7 et 8% des salariés font du sport grâce à leur entreprise. "Au sein des entreprises, on augmente ce taux à 30% en moyenne quand les gens prennent la carte Gymlib, car on attire aussi les sportifs occasionnels", ajoute le cofondateur. "Nous voulons compter une bonne vingtaine de clients et 400 à 500 abonnés d’ici fin 2018", dévoile Juan Schmitz, responsable de la Belgique pour Gymlib. 7 personnes (sans les stagiaires) travaillent en Belgique pour Gymlib qui compte encore engager 3 personnes supplémentaires d’ici la fin de l’année. En tout, Gymlib compte 46 personnes sur son payroll.

Le prix de l’abonnement mensuel, résiliable d’un mois à l’autre, se situe entre 1 et 15 euros par abonné à l'employeur"Cela dépend de la taille de l’entreprise que l’on accompagne", ajoute Bequart.

Une fois qu'il a accès aux services Gymlib, l'employé doit lui s'acquitter d'un montant entre 10 et 45 euros en fonction du type d'abonnement qu'il choisit et de la participation de son employeur.

L’offre sportive de Gymlib est également l’occasion de conseiller les directeurs des ressources humaines en entreprise sur le bien-être au travail. Des services annexes sont proposés par Gymlib comme des ostéopathes, des coachs sportifs ou des activités sportives sur site pour favoriser le team building.

"80% des millenials mettent le bien-être au travail avant la rémunération dans leurs priorités."
Sébastien Bequart
Cofondateur de Gymlib

De facto, les équipes de Gymlib pallient parfois au manque d’équipes commerciales B2B des différents clubs de sports. Sodexo, qui a participé à la dernière levée de fonds de 10 millions d’euros de Gymlib, devrait donner une porte d’entrée intéressante aux équipes de Gymlib dans les compagnies.

Historiquement, Gymlib avait commencé comme un service B2C. Ce service continue à exister, mais le focus est clairement mis aujourd’hui sur le B2B. Avec la chasse aux talents, "les entreprises doivent s’intéresser à l’expérience collaborateur de leurs employés. Plus de 80% des millenials mettent la qualité de vie au travail avant leur rémunération dans leurs priorités. Dans 5 ans, ces millenials représenteront plus de la moitié de la population active", souligne Stéphane Bequart.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés