Publicité
reportage

Jacques Borlée, l'entrepreneur derrière le coach

Le sport de haut niveau reste la source d'inspiration principale des projets entrepreneuriaux de Jacques Borlée. ©Tim Dirven

Quand il n'entraîne pas les Tornados, Jacques Borlée entreprend. Et beaucoup. Plongée dans les affaires d'un hyperactif, mû par la volonté de "changer de paradigmes".

Fraîchement rentré de Tokyo et à peine remis de la quatrième place de ses Tornados en finale du 4x400m, Jacques Borlée est déjà prêt à reprendre les affaires. Ici, il est question de business, et là aussi l'homme mène une course effrénée, n'en déplaise à ses détracteurs.

"Je suis toujours à la recherche de projets innovants, qui font évoluer la société et qui permettent de changer de paradigmes."

"Je suis toujours à la recherche de projets innovants, qui font évoluer la société et qui permettent de changer de paradigmes", lance-t-il. Dernièrement, Jacques Borlée est monté à bord du projet MicrobeCare, une solution américaine visant à désinfecter les surfaces et à les protéger des microbes, dont le Covid-19, et qui cherche à pénétrer le marché européen. Si le produit est méconnu dans nos frontières et qu'il attend toujours sa licence en Belgique, Jacques Borlée ne demeure pas moins convaincu de son efficacité. "Cela fait 10 mois que je discute avec l’administration pour faire agréer le produit. On attend le feu vert et on pourra l'utiliser pour désinfecter les salles de sports, mais aussi les transports, les hôpitaux ou les entreprises. C’est un produit fantastique", nous dit-il.

En endossant le rôle d'ambassadeur belge de l'entreprise et en acceptant de le commercialiser dans le Benelux, Jacques Borlée pousse un peu plus loin son désir d'entreprendre. Gourou pour les uns, visionnaire pour les autres, l'homme, parfois difficile à suivre, ne laisse personne indifférent. Reste à voir si le succès sera finalement au rendez-vous.

Pour Jacques Borlée, "le sport de haut niveau permet de tester des produits, comme un laboratoire." ©Tim Dirven

Dream Family

Pour mener ses aventures entrepreneuriales, Jacques Borlée a créé la société "Dream Family". L'objectif, selon lui, est de "mettre en avant des produits et initiatives qui créent du bien-être pour la société". En filigranes, on comprend aussi que l’entraîneur compte bien étendre la renommée de sa famille au-delà des pistes d'athlétisme. Et pour y arriver, il compte faire parler de lui.

Sous la coupole de la "Dream Family", on retrouve donc les revenus de coaching, de conférences, mais aussi diverses initiatives entrepreneuriales. C'est par là qu'il commercialisera les produits de MicrobeCare donc, mais aussi le Rebalance, un appareil de relaxation supposé améliorer les performances des athlètes de haut niveau.

Dans les comptes, la Dream Family affiche tout de même un fort niveau d'endettement. Les revenus, pour l'instant limités, proviennent essentiellement du coaching et des conférences tenues par Jacques Borlée, en attendant que les ventes du Rebalance et de MicrobeCare décollent.

Rêveur

Mais Jacques Borlée ne doute pas que ses projets rencontreront le succès.

"Je suis un véritable entrepreneur dans l’âme."

S'il accepte de devenir l'ambassadeur d'une marque, c'est qu'il y croit. "Je suis un véritable entrepreneur dans l’âme. Et à partir du moment où le produit crée du bien-être à la société, ça ne me dérange pas qu’on utilise mon nom," explique-t-il. Et pour convaincre les autres, Jacques Borlée n'a pas peur de faire du bruit. De déranger. Au risque de perdre la confiance de certains.

Et il n'a pas peur de l'échec. Ni de ce que l'on pense de lui. "Beaucoup attendent que je me casse la gueule. J’ai connu, par le passé, une faillite retentissante", se rappelle-t-il sans rougir. "Je ne vois pas cela comme un échec. C’est quand j’ai compris que c’était ma faute que je suis bien reparti plus fort", souligne-t-il encore.

"J'ai connu, par le passé, une faillite retentissante."

Fort de ces expériences douloureuses, Jacques Borlée rêve aujourd'hui d'inclure toute sa famille dans ses affaires. "J’ai la volonté que mes enfants m’y rejoignent quand ils auront fini leur carrière. Ils ont vraiment quelque chose à apporter à la société", nous confie-t-il. Le nom "Dream Family" prend ici tout son sens.

Académie sportive européenne

Cependant, parmi les projets entrepris par Jacques Borlée, nul n'est aussi ambitieux que l'European Sports Academy (ESA). Véritable synthèse de toutes les énergies du coach, l'ESA entend réunir sport de haut niveau et sciences dans une seule et même enceinte, ayant pour but de faire tomber les barrières entre les pays et de booster les performances des athlètes de haut niveau. "Il faut être capable d’écouter ce que font les autres et mettre des processus en place. C'est comme ça que les Néerlandais ont eu 36 médailles à Tokyo", appuie-t-il.

"Tout démarre aujourd'hui. On espère que le centre verra le jour vers 2025-26."

Mais l'ESA n'est pas nouvelle. Initié en 2010 par Jacques Borlée et soutenu par plusieurs personnalités du milieu, le projet est devenu son sujet de prédilection, au point de lasser certains observateurs. Qu'à cela ne tienne, le coach entend bien le remettre sur le devant de la scène. "Tout démarre aujourd'hui. On espère que le centre verra le jour vers 2025-26.", déclare-t-il.

Irréaliste? Peut-être. Mais Jacques Borlée n'en démord pas, son projet, comme les autres, verra le jour. Et le soutien financier viendra. "C'est le plus facile", assure-t-il. Des déclarations qui, selon les interlocuteurs, interpellent, exaspèrent ou font sourire. Mais qui jamais ne découragent Jacques Borlée. Entrepreneur et rêveur, l'homme n'est pas prêt de s'arrêter de courir. Même contre le vent.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés