L'athlétisme francophone a désormais son écrin

©Kristof Vadino

Ce vendredi se tenait l’inauguration officielle du nouveau centre d’athlétisme. La salle notamment équipée d’une piste de 200 mètres servira de centre de formation pour les athlètes de haut niveau. Une nouvelle infrastructure pour le sport belge qui aura coûté un peu moins de 20 millions d’euros.

Il est là. Enfin. Dix après le début du projet, le centre d’athlétisme de haut niveau de Louvain-la-Neuve est enfin prêt. Installée à côté du centre du Blocry, l’infrastructure est plutôt impressionnante. La salle de quelque 8.000 mètres carrés accueille une piste principale de six couloirs longue de 200 mètres. L’aménagement autour de la nouvelle piste accueille tout le nécessaire pour les autres disciplines de l’athlétisme. La plupart sont même doublées, comme les tapis pour le saut en hauteur. "Nous avons aussi une piste de 110 mètres, ce qui est assez unique", explique Marc Jeanmoye, le directeur du complexe sportif Blocry, qui a géré le projet au quotidien.

Budget largement réduit

L’écrin aura couté un peu moins de 20 millions d’euros. "Le budget est de 22,5 millions mais nous n’avons pas tout dépensé pour le moment", explique le directeur. L’enveloppe de base était toutefois bien plus importante. "Nous partions à la base d’un budget 85 millions d’euros avec des ambitions bien plus importantes et pour d'autres sports. Mais en raison de restrictions budgétaires, les moyens ont été revus à la baisse", explique encore Marc Jeanmoye. "Mais il n’y a aucune déception. Ce genre de très gros dossier peut capoter à n’importe quel moment et c'est un vrai succès", ajoute directement le responsable.

"Nous pouvons accueillir jusqu’à 2.500 spectateurs. Cela permettra de recevoir des événements comme les championnats de Belgique"
Marc Jeanmoye
Directeur du centre sportif du Blocry

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Le centre ne sera pas qu’un centre de formation. Il pourra également accueillir des compétitions. "Nous pouvons accueillir jusqu’à 2.500 spectateurs. Cela permettra de recevoir des événements comme les championnats de Belgique", dévoile encore le responsable. Pour les compétitions plus importantes, ce ne sera toutefois pas possible. "Le cahier des charges est trop important et la salle n’est pas assez grande. Mais il n’y avait pas cette ambition lorsque nous avons lancé le projet. Le focus est vraiment mis sur la formation", justifie Marc Jeanmoye. Le centre permettra ainsi d’accueillir à l’entrainement les athlètes francophones aujourd’hui contraints de se rendre à Gand pour disposer d’une infrastructure comparable.

La structure sera également ouverte à un public plus large. "Le centre sera également disponible aux étudiants en éducation physique de l’UCLouvain, à des clubs et même au grand public à des périodes précises où le centre ne sera pas occupé", glisse encore le directeur du Blocry. L’infrastructure devrait également prochainement intéresser d’autres sportifs. "Durant la saison d’été, l’athlétisme se fait essentiellement à l’extérieur. Nous avons donc commandé un parquet que nous pourrons installé au centre de l’anneau. On pourra donc aussi accueillir à l’occasion des sports comme le basket, le volley ou le handball. Il sera aussi possible d’installer des tatamis pour le judo", énumère le directeur.

Longtemps attendue, l’installation convainc visiblement. Parmi les premiers visiteurs, Pierre-Olivier Beckers fait partie des enthousiastes.  "On avait vraiment besoin d’une telle infrastructure " explique le président du COIB belge.  "Lorsque l’on fait l’analyse entre les nations qui affichent des résultats et celles qui n’y parviennent pas ou moins bien, l’un des facteurs clés est la présence ou non de bonnes infrastructures dans le pays", glisse Pierre-Olivier Beckers. Il espère désormais que l’investissement dans le sport de haut niveau ne s’arrêtera pas là. "J’espère que cela va inspirer les autorités à continuer à investir dans d’autres sports".

©Kristof Vadino
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