L'essentiel, c'est de miser sur le bon cheval

©© Zoonar/?.??????

Deauville, la ville côtière normande, est connue pour être une destination de vacances de luxe avec ses élégantes villas de style Belle Époque et ses bâtiments à colombages. Mais c’est aussi un centre mondial du business des chevaux de course.

Le 13 février aura lieu la première vente de l’année de foals (poulains ou pouliches nés dans l’année), de yearlings (chevaux d’un an) et d’étalons organisée par la salle de vente aux enchères Arqana dont l’actionnaire principal est l’Aga Khan. L’an passé, le prix moyen d’un yearling destiné aux plus grandes courses de galop, s’est établi à 166.409 euros (+ 9%) avec un record de 1,55 million pour un poulain.

1,55 millions €
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L’an dernier, un poulain est parti aux enchères pour le prix record de 1,55 million d’euros.

Le yearling le plus cher jamais vendu au monde a atteint la somme de 16 millions d’euros aux États-Unis, dans les années 2000.

Il est vrai que depuis leur arrivée, les familles princières du Qatar et de Dubai ont littéralement fait exploser le marché. Car ces grandes fortunes voient dans la possession d’un cheval un produit de luxe nécessaire à leur bonheur.

Des "petits" propriétaires

Mais le monde des courses évolue et n’est plus synonyme de club fermé. Ainsi, à côté des grands propriétaires d’écuries de prestige, on trouve de plus en plus de "petits" propriétaires ne possédant qu’un seul cheval.

Le prix du cheval dépend de son physique et de son pedigree. Pour prétendre aux gains, l’équidé doit se placer parmi les premiers arrivants. Pour les courses de galop, ce sont généralement les cinq premiers qui touchent une rémunération (50% pour le premier, 20% pour le second, 15% pour le troisième, etc.). Les prix cours s’échelonnent de 10.000 euros à 2,2 millions d’euros pour le prix de l’Arc de Triomphe ou même 10 millions pour la Dubai World Cup. Sur cette somme, 14% sont reversés à l’entraîneur et 8,5% à l’écurie.

L’éleveur, considéré, quant à lui, comme étant un naisseur à vie du cheval, touchera une prime à chaque fois que le cheval se placera en course. Les entraîneurs et les propriétaires sont les mieux rémunérés, mais le jockey reçoit également une part pouvant atteindre 5 à 10% des gains.

En moyenne, les gains de course ne permettent de couvrir que 55% des frais d’entretien car une fois acheté, il faut préparer et entraîner le cheval à la course. Une préparation et un entraînement qui coûtent entre 1.000 et 2.000 euros par mois selon la réputation de l’entraîneur ou du haras. En moyenne, un cheval peut courir jusqu’à 5-6 ans.

Acheter des parts dans une écurie

Pour les budgets plus serrés, il est possible d’acheter des parts dans une écurie. En échange d’un investissement de l’ordre de 15.000 euros pendant de deux ans, les coinvestisseurs sont invités aux courses, dans les haras, rencontrent les personnalités du milieu et partent ensemble voir courir leur cheval dans les différents hippodromes. Le moyen, pour eux, de s’adonner à ce loisir en plafonnant les pertes.

Les investisseurs touchent les gains des courses, diminués d’un reversement maximal de 30% au propriétaire. Certains sites proposent, à partir de 5.000 euros en moyenne, d’acheter des parts qui serviront, non pas à faire courir les chevaux mais à investir dans des étalons pour gagner de l’argent sur les saillies. En effet, des chevaux qui ont été performants et qui ont gagné des courses de sélection sont très recherchés comme reproducteur….

Le prix d’une saillie peut atteindre 1 million d’euros et quand on sait qu’un cheval peut faire jusqu’à 100 saillies par an, l’affaire peut être très rentable. Enfin, il est également possible d’investir par l’intermédiaire de fonds comme le fonds luxembourgeois Phoenix Thoroughbreds. Bref, il ne vous reste plus qu’à miser sur le bon cheval!

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