"L'Union belge est devenue ingérable" dit son CEO

Peter Bossaert, CEO de l'URBSFA ©BELGA

Opération transparence à l’Union belge de football. Le nouveau patron Peter Bossaert a développé un plan en 11 points pour réformer le football belge. Au passage, il va digitaliser entièrement la maison et transférer son siège fédéral à Tubize

La maison de verre était un symbole de transparence voulue par l’Union belge. Les affaires qui secouent le football belge ont fini de casser ce symbole devenu vieillissant, trop grand et difficile à chauffer. La décision est donc prise: le centre fédéral va rejoindre les installations modernes d'entraînement des Diables Rouges de Tubize. D'ici environ deux ans, dépendant des permis et autres, un nouveau bâtiment sortira de terre sur les terrains qui appartiennent déjà à l'URBSFA.

"Les Diables Rouges sont notre meilleur produit d’exportation belge et pourtant le foot belge est en crise. Quand on évoque aujourd’hui le football en Belgique, ce sont les mots organisation criminelle, pots de vin, blanchiment d’argent et match fixing qu'on entend. Il faut rétablir la confiance sans tabou, c’est notre responsabilité de dirigeant", estime Peter Bossaerts.

L’agenda du nouveau CEO (depuis 6 semaines) de l’Union belge est chargé. Parmi ses 11 points, la volonté d’avoir une réglementation claire et transparente pour tous, notamment avec le concours de la KUL. Également au menu, la mise en place d’instances disciplinaires au-dessus de toutes discussions dirigées par des "top magistrats".

Limiter le politique

À partir d'aujourd'hui, le volet politique, comprenez l'influence des clubs, sera cantonné à un conseil d'administration "non exécutif". "Il y a beaucoup de politique dans l'Union belge. Ce n'est pas un problème tant qu’il ne s’occupe pas de l’opérationnel. Le politique peut discuter au niveau du conseil d’administration, mais le management est responsable pour l’exécution", insiste Bossaert.

Pour les arbitres, un code éthique "super strict" sera mis sur pied. Les arbitres seront conseillés sur ce qu'ils peuvent et ne peuvent pas faire et auront l'obligation de rapporter toute approche.

Au passage, les licences pour les clubs seront plus strictes.

Le Conseil d'administration de l'URBSFA a déjà donné son accord au nouveau CEO ainsi que la promesse de dégager les budgets nécessaires à ses réformes. Parmi celles-ci la décision de devenir 100% digital. "Nous sommes en 2018, il faut le faire tout de suite. C'est bien plus facile pour le contrôle, la transparence la comptabilité, l'organisation des compétitions, des HR, etc. Cela va coûter une fortune, mais il faut le faire", insiste l'ancien patron de Medialaan.

Il entend au passage établir des publications périodiques sur les finances de l'Union et établir un contrôle externe, "à l'image d'une société cotée".

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