L'Union Saint-Gilloise augmente son capital de plus de 3 millions d'euros

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Souscrite par les investisseurs britanniques du club bruxellois, l’opération lui a permis d’obtenir sa licence professionnelle.

Il n’y pas que Marc Coucke qui a remis au pot dans son club de foot, le Sporting d’Anderelcht. Anthony Bloom l’investisseur britannique qui a repris voici un an un autre club bruxellois mythique, l’Union Saint-Gilloise, a mis lui aussi la main au portefeuille. Pas dans les mêmes proportions que Coucke et consorts (une trentaine de millions d’euros), certes, mais quand même.

3,1
millions d’euros
C'est le montant de l'augmentation de capital de l'Union Saint-Gilloise.

Le club de la Butte vient en effet de procéder à une solide augmentation de capital pour un montant de 3,1 millions d’euros. A ce niveau – la D1B, l’antichambre de l’élite – ce n’est pas négligeable. Le capital de l’Union passe ainsi de 7,7 à 10,8 millions d’euros. Anthony Bloom, qui a fait fortune dans les paris sportifs, notamment via sa société Starlizard spécialisé dans l'analyse des données autour des paris, a apporté lui-même 2,1 millions d’euros. Le solde (un million) vient de son véhicule d’investissement Langford Holding Limited, basé à Brighton dans le sud de l’Angleterre ville où officie le club de Première League Brighton & Hove Albion, qu’il contrôle depuis dix ans.

"Cette opération est justifiée dans le cadre de l’obtention de la licence de club professionnel, explique Jean-Marie Philips, administrateur délégué de l’Union Saint-Gilloise, afin d’assurer la continuité des activités du club jusqu’à la fin de la saison en cours ainsi que jusqu’à la fin de la saison prochaine, nous avons dû apporter des garanties financières, ce qui a nécessité cette augmentation de capital." En outre, les bonnes prestations du club (notamment en Coupe de Belgique) lui ont, certes, permis d'augmenter ses recettes, mais elles ont en même temps pesé sur sa masse salariale via les primes versées aux joueurs.

"Cette opération est justifiée dans le cadre de l’obtention de la licence de club professionnel."
Jean-Marie Philips
administrateur délégué de l’Union Saint-Gilloise

Cette situation n’a rien d’exceptionnel. En première instance mi-février, une dizaine, parmi les vingt-quatre clubs professionnels du pays, avait été recalés et non des moindres comme Anderlecht et le Standard. Ils ont dû apporter certaines précisions à leur dossier, comme ce fut le cas de "mauves" et des "rouches", ou fournir des garanties financières, comme ce fut donc le cas à l’Union. In fine, les 24 clubs professionnels (16 en D1A et 8 en D1B) ont tous obtenu leur licence le 10 avril dernier.

Pas de licence européenne

En revanche, l’Union n’a pas demandé de licence européenne, ce qui lui aurait permis d’évoluer l’an prochain en Coupe d’Europe. Pourtant le club est encore bien placé dans la course aux play-offs 2 susceptible de mener à l’obtention d’un ticket européen pour la saison 2019-2020.

Certes le club avait obtenu de l’UEFA l’autorisation de jouer d’éventuels matchs de Coupe d’Europe au stade Roi Baudouin, son stade ne répondant pas aux normes européennes, mais il ne remplissait pas les critères de l’UEFA en matière de formation des jeunes. Or, les clubs qui souhaitent participer aux compétitions européennes doivent disposer d'un label "Elite" pour leurs jeunes, ce qui n'est pas le cas de l’Union. Raison pour laquelle elle n’a pas, à ce stade, demandé de licence européenne. "Nous travaillons en ce sens et espérons obtenir ce label Elite d’ici la fin du mois, mais il y a un décalage d’un an avant que cela n’impacte l’équipe première", explique Jean-Marie Philips. Si elle obtient ce label, l’Union ne pourrait donc jouer en Coupe d’Europe qu’à partir de la saison 2020-2021. Pour autant bien sûr qu’elle conquiert ce droit sur le terrain…

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