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La Belgique veut sa Silicon Valley sportive

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D'ici quelques semaines se lancera Sport Tech Belgium. Le programme, inspiré de Wallifornia Music Tech, accompagnera dix start-ups actives dans le monde de la tech et du sport.

L'été sportif n'est pas tout à fait terminé. Après les exploits des Diables rouges, puis des athlètes belges à Tokyo, le sport belge fait sa rentrée. Si le terrain est cette fois un peu différent, les ambitions internationales sont néanmoins toujours aussi grandes. D'ici quelques semaines se lancera le programme Sport Tech Belgium. Il a pour objectif de trouver des pépites actives sur le marché technologique, en rapport avec le sport. Emmenée par Agoria, l'initiative regroupe du beau monde dont l'Union belge et EVS, le spécialiste mondial de la diffusion d'événements sportifs. Le programme sera mené par Wallifornia, le programme de Leansquare.

Quand une start-up cherche à améliorer l'expérience dans les salles de spectacle ou avec les fans, le faire pour un stade ou des supporters est la suite logique"
Gérôme Vanherf
Responsable de Wallifornia

Concrètement, le projet Sport Tech prévoit d'accompagner une dizaine de start-ups. L'incubation débutera fin octobre et durera huit semaines, avec un accompagnement avant tout opérationnel. "Les entreprises seront entourées par trois groupes différents", explique Gérôme Vanherf, à la tête de Wallifornia qui mènera le nouveau programme.

"Un coach fera un suivi hebdomadaire. Les entrepreneurs auront aussi accès à une série de mentors. Ils auront enfin accès au Sport Tech Summit, organisé le 14 octobre au camp de bases des Diables rouges, à Tubize. Des pointures internationales viendront sur place et l'événement sera un lieu d'échange 'business to business' important pour le secteur", détaille le responsable.  

Wallifornia en exemple

Le programme cible en priorité les très jeunes projets en se focalisant sur les entreprises à la recherche de leurs tout premiers fonds. Et si l'accompagnement se fait aussi tôt, l'accent sera mis avant tout sur la qualité. Un choix forcément bien réfléchi et qui a déjà fait ses preuves. Car avant même d'être lancée, la formule est déjà bien rodée. Elle est largement inspirée de celle mise en place par Leansquare pour son programme Wallifornia.

"L'idée est de collaborer avec la Fifa. On va aussi chercher à nouer des contacts avec des ligues comme la NFL ou la NBA."
Gérôme Vanherf
Responsable de Wallifornia

Lancé il y a six ans, Wallifornia encadre des start-ups du domaine de la musique. "L'idée même de lancer une initiative dans le secteur sport tech vient de là", assure Gérôme Vanherf. "On a constaté qu'une série de solutions développées dans la musique était transposables facilement au monde du sport. Quand une start-up cherche à améliorer l'expérience dans les salles de spectacle ou avec les fans, le faire pour un stade ou des supporters est la suite logique", poursuit le patron. Les mêmes recettes sont donc reproduites. Chez Wallifornia,  un programme d'accompagnement est aussi prévu avec également grand rendez-vous annuel, organisé chaque année sur le site des Ardentes.

Partenaires de marque

Et cela marche. En moins de dix ans, le programme est devenu une jolie référence avec une notoriété internationale qui prend toujours plus d'ampleur. "On a commencé petit, mais avec cette volonté de devenir une référence. Cela a pris un peu de temps pour nous faire connaitre, mais nous avons aujourd'hui de belles références. "Wallifornia est devenu l'un des six incubateurs officiels d'Universal Music Group. Le programme wallon travaille également avec Sony et Warner et peut compter lors de ses workshops sur des pointures. "On a, par exemple, des experts du studio Abbey Road, les organisateurs du festival Coachella, de Tomorrowland", énumère le responsable qui compte bien sur cette expérience pour la transposer dans le nouveau projet.

"Cela ira beaucoup plus vite. Notamment parce que nous avons acquis une légitimité. En travaillant avec l'Union belge et EVS, nous avons déjà un bon cadre. Certaines de nos relations de Wallifornia nous seront aussi utiles, comme Universal qui a des contacts intéressants", décrit Vanherf. Et si le domaine est différent, la volonté de travailler avec la crème de la crème reste la première règle. "L'idée est de collaborer avec la Fifa par exemple. Mais on s'intéressera à tous les sports. On va donc aussi chercher à nouer des contacts avec des ligues comme la NFL ou la NBA", assure encore le Liégeois.

"les premiers critères seront la pertinence et la qualité des projets. Il n'est donc pas exclu de reprendre un projet brésilien s'il convient."
Gérôme Vanherf
Responsable de Wallifornia

Comme pour Wallifornia, les entreprises soutenues ne seront pas spécialement belges. "La communication se fera surtout ici et dans les pays limitrophes et il est clair qu'on souhaite mettre la Belgique en avant. Mais les premiers critères seront la pertinence et la qualité des projets. Il n'est donc pas exclu de reprendre un projet brésilien s'il convient", assure Gérôme Vanherf. Les beaux projets étrangers pourront donc profiter des moyens mis en place par la Belgique. Tout sauf problématique, explique le responsable. "Chaque projet devra avoir un impact direct ou indirect pour la Belgique. Il n'est donc pas question de financer une boite sans attendre un retour ici", assure Gérôme Vanherf.

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