La marque Real Madrid revient au top

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Le Brand Finance Football 50, qui classe annuellement les clubs de football en fonction de la puissance financière de leur marque, évalue la valeur marketing du Real Madrid à 1,65 milliard d’euros.

La saison 2018-2019 a été marquée par la fin de règne du football espagnol, avec les échecs sportifs retentissants du Real Madrid, du FC Barcelone et de l’Atlético Madrid sur la scène européenne. Dans le même temps, les clubs anglais retrouvent leur suprématie, dix ans après, avec quatre clubs représentés dans les deux finales de Coupe d’Europe (Liverpool – Tottenham en C1, Chelsea – Arsenal en C3). Une domination inégalée, car elle s’accompagne d’une richesse économique, d’une qualité télégénique et d’un rayonnement médiatique inédits.

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Devant Manchester

Et pourtant, c’est bien un club espagnol qui domine le palmarès annuel du Brand Finance Football. Malgré une saison sportive catastrophique, le Real Madrid repasse en effet devant Manchester United sur la puissance financière de sa marque, évaluée à 1,65 milliard d’euros. Celle du club anglais décline à 1,47 milliard. Manchester United n’est pas sur le bon chemin, puisqu’il ne s’est pas qualifié pour la prochaine Ligue des champions, ce qui est absolument nécessaire à tout club de très haut niveau pour garder l’attention des fans.

1,65
milliard d'euros
La puissance financière de la marque "Real Madrid" est évaluée à 1,65 milliard d’euros.

Sans surprise, six des dix clubs du top 10 sont anglais (Manchester United, Manchester City, Liverpool, Chelsea, Arsenal et Tottenham). Le football allemand ne place que le Bayern Munich, le football espagnol deux (Real et Barcelone), le football français un seul (Paris-Saint-Germain). La concurrence est rude, puisqu’aucun club italien, pas même la Juventus Turin, ne se hisse à ce très haut niveau marketing. Malgré un stade flambant neuf et des performances de très haut niveau, l’Atlético Madrid ne fait pas mieux.

Aucun club belge ne se classe parmi les cinquante premiers, ce qui n’est ni surprenant ni déshonorant, puisque l’essentiel des marques de football puissantes évoluent dans les cinq plus grands championnats (dans l’ordre de performance sportive: Angleterre, Espagne, Italie, Allemagne, France).

Les seules exceptions sont l’Ajax Amsterdam (Pays-Bas), dont le modèle sportif global est une référence en termes de développement durable d’un club, le Celtic Glasgow (Écosse), qui bénéficie d’une histoire et d’un prestige importants, et du Zénith Saint-Pétersbourg (Russie), qui peut s’appuyer sur un marché démographique massif.

Malgré une saison sportive catastrophique, le Real Madrid repasse devant Manchester United sur la puissance financière de sa marque.

Cette évaluation est établie à partir d’un grand nombre de critères. Outre la valeur brute de la marque, la performance économique de l’entreprise et la performance "stade" (modernité, qualité d’accueil, engagement des fans, etc.) déterminent la valeur de la marque de chaque club.

Cette réalité marketing du football des années 2010 rappelle aussi à quel point l’arrêt Bosman a profondément déstructuré et brisé les équilibres du football du siècle dernier, où seuls trois étrangers (Union européenne comprise) pouvaient être alignés dans un même onze de départ. La sélection de rêve des Diables rouges fait les beaux jours des grands clubs étrangers (ses internationaux évoluent dans sept des dix clubs du top 10), mais plus ceux des clubs belges, qui perdent donc en compétitivité, en attractivité et en rayonnement de marque.

Le "produit football" européen a atteint un niveau inégalé à son sommet, et il représente désormais la quintessence de la culture européenne dans les pays lointains. Mais seuls deux pays (Angleterre et Espagne) en profitent réellement.

 

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