analyse

La NBA et la NFL en guise d'exemples pour la Super League

12 des 15 membres fondateurs de la Super League ont fait part de leur intention de jouer entre eux un titre européen, au grand dam d'une bonne partie du monde du ballon rond, fervents supporters en tête. ©AFP

Le Financial Times a pu obtenir les détails du modèle économique de la Super League. Il est largement inspiré des ligues sportives américaines comme la NBA et la National Football League (NFL).

Au lendemain de son annonce officielle, la structure de la Super League se précise déjà. On la doit au Financial Times. Le journal britannique a pu consulter le modèle derrière l'organisation de cette nouvelle compétition, réservée à vingt clubs d'Europe. Depuis lundi, 12 de ses 15 membres fondateurs ont fait part de leur intention de jouer entre eux un titre européen, au grand dam d'une bonne partie du monde du ballon rond, fervents supporters en tête.

En passant dans un système presque complètement fermé, le top du football européen perd sa spécificité pour reprendre les principaux codes de ce qui se fait en NBA et en National Football League (NFL). Cette situation n'est pas vraiment une surprise lorsqu'on se penche sur les principaux  actionnaires de ces grands clubs. Sur les 12 clubs fondateurs, seuls cinq ont encore un actionnaire principal européen. Les investisseurs américains sont, eux, majoritaires dans un tiers des clubs fondateurs de la ligue dissidente.

Seulement un cinquième des revenus sera distribué sur base de ce qui se passe sur le terrain.

Les revenus répartis en quatre

Le Financial Times a notamment appris comment seront redistribués les revenus. Ces deniers seront divisés en quatre: un premier tiers des revenus sera reversé aux 15 fondateurs, un deuxième tiers sera, lui, réparti entre les 20 participants. Le dernier tiers sera divisé en deux: 20% sous forme de récompense en fonction des résultats et de l'avancée dans la compétition. Les 15 derniers pourcents dépendront des audiences. Sur les quatre milliards de dollars que pourrait donc générer cette nouvelle compétition, seulement un cinquième sera distribué sur la base de ce qui se passe sur le terrain.

55%
Les clubs ne pourront pas dépenser plus de 55% de leurs revenus dans le paiement de leurs joueurs.

Le système serait pourtant relativement équitable. Le gagnant ne remporterait ainsi que 1,5 fois plus que le dernier. À titre comparatif, le champion de Liga (le championnat espagnol) gagne 3,5 fois plus que le dernier. Du côté des mesures importantes, le quotidien financier dévoile également que des clauses spécifiques autour des contrats des joueurs seront mises en place. C'est une autre habitude largement répandue dans les ligues sportives outre-Atlantique. Les clubs ne pourront ainsi pas dépenser plus de 55% de leurs revenus dans le paiement de leurs joueurs. Il s'agit d'une évolution importante si l'on compare à ce qui se fait habituellement dans les clubs européens. La part des revenus consacrée à ce poste de dépenses dépasse souvent largement les 70%. Cette réalité est souvent désignée comme l'une des principales explications des mauvais bilans financiers des clubs.

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