La société carolo Dirty Monitor approchée pour les JO de 2022

©doc

L’entreprise spécialisée dans le mapping a rencontré des responsables du comité organisateur des Jeux olympiques d'hiver à Pékin.

La société wallonne Dirty Monitor, spécialisée dans la création de fresques lumineuses sur les édifices de prestige, a été approchée par le comité organisateur chinois des Jeux olympiques d’hiver, qui se tiendront à Pékin en 2022.

Au cours de la visite princière qui se déroule en Chine du 16 au 22 novembre, les responsables des cérémonies d’ouverture et de clôture ont marqué de l’intérêt pour le savoir-faire de la start-up carolo, qui dispose déjà d’une solide carte de visite dans le pays. Reconnue à l’international pour ses productions basées sur la technologie du mapping, Dirty Monitor a en effet conçu l’imagerie numérique de l’exposition itinérante Van Gogh qui vient de fermer ses portes dans la capitale chinoise pour les rouvrir dans quelques semaines dans la métropole de Shanghai.

Sérieuse marque d’intérêt

Avant cela, l’entreprise a réalisé en 2013 un projet sur le Temple du Ciel dans le cadre du festival international du film de Pékin et avait pris en main l’inauguration de la boutique de la marque de montres suisses de luxe Patek Philippe à Shanghai. Elle a également participé à plusieurs spectacles des scénographes Franco Dragone et Luc Petit dans le pays.

"Les premiers contacts ont été établis. Il falloir commencer un travail de fond."
Arnaud Meulemeester
Business developper

"Les membres du comité organisateur, qui avaient visité l’exposition immersive Van Gogh lorsqu’elle était au Musée national de la place Tiananmen, se sont montrés intéressés par notre traitement de l’image, notre technologie et notre façon d’aborder le sujet, y compris notre respect des différentes cultures", explique Arnaud Meulemeester, business developper au sein de l’entreprise carolo. "Or, au-delà des expositions immersives que l’on a développé ces dernières années, comme celles sur Van Gogh et Monet, notre core business, ce sont effectivement les shows monumentaux basés sur la video mapping, qui est le fait de projeter sur des surfaces architecturales des effets visuels créant l’illusion que le support se déplace ou se déforme."

A ce stade, rien n’est évidemment joué et il s’agit juste d’une sérieuse marque d’intérêt. "Mais les premiers contacts ont été établis et il va falloir commencer un travail de fond pour voir comment une collaboration pourrait se mettre en place", poursuit Arnaud Meulemeester. "Ce n’est certes pas facile de travailler avec la Chine, mais nous avons de très bons contacts ici; nous avons des partenaires chinois qui nous aident à développer nos affaires sur place. On sera certainement amenés à revoir les membres du comité pour leur détailler des projets, vu qu’ils n’ont pas encore d’idées concrètes sur ce qu’ils veulent faire. C’est à nous de proposer des choses car ils ignorent jusqu’où on peut aller avec le video mapping et ne connaissent pas le potentiel de cette technologie, qui évolue énormément."

Un collectif d’artiste

Portée sur les fonts baptismaux en 2004 par Mauro et Orphée Cataldo en tant que collectif d’artistes – d’où l’origine de son nom plutôt décalé –, Dirty Monitor a réellement pris son essor en tant qu’entreprise en 2013. Installée dans le bâtiment du Quai 10, dans le centre de Charleroi, elle s’est rapidement imposée en Belgique et à l’international, signant la réalisation de nombreux shows un peu partout sur la Planète, y compris pour de grandes marques. Ses productions les plus emblématiques sont, outre le projet du Temple du Ciel, le spectacle du nouvel an à Dubaï en 2015 sur la tour Burj Khalifa et l’inauguration de l’Exposition universelle d’Astana, au Kazakhstan en 2017, devant les présidents russe et chinois. Son palmarès fait aussi état du parcours interactif de la Schtroumpf Experience, une autre exposition-spectacle itinérante.

La société emploie aujourd’hui entre une vingtaine et une trentaine de personnes suivant le carnet de commandes et compte dépasser les deux millions de chiffre d’affaires cette année. Les créatifs de Dirty Monitor travaillent en permanence sur trois à quatre projets, de plus en plus basés non seulement sur la seule imagerie 3D, mais également sur d’autres technologies (laser, hologrammes, pyrotechnie) ou disciplines (danses et chants).

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect

Messages sponsorisés

n