Lano Sports signe pour 400 terrains de foot au Royaume-Uni

En 35 ans d'existence, Lano s'est taillé une place de choix. Du RSCA au Standard en passant par Chelsea ou Man Utd. Et ce, rien que sur le foot. L'entreprise est aussi active dans le hockey, le tennis et le rugby. ©doc

Un contrat avec des retombées de 10 à 15 millions d’euros par an pour la division terrains synthétiques du fabricant de moquette courtraisien. Aussi connu pour ses terrains d’entraînement du RSCA et du Standard de Liège.

C’est le coup d’envoi d’un important projet qui vient d’être sifflé du côté de Lano. La filiale terrains synthétiques du fabricant de moquettes courtraisien a en effet été sélectionnée outre-Manche pour la réalisation sur les cinq années à venir de quelque 400 terrains de foot par la Football Foundation.

"Et ce, de la production à l’accompagnement du projet, quelque chose d’assez nouveau pour nous", commente Joe Lano, CEO de l’entreprise familiale depuis un peu plus de dix ans maintenant.

242
millions £
Le contrat pèse 242 millions de livres pour les six fournisseurs retenus. Il devrait rapporter de 10 à 15 millions d’euros par an à Lano.

Au total, ce contrat à 242 millions de livres pour les six fournisseurs retenus devrait rapporter 10 à 15 millions d’euros par an au groupe. "Un montant significatif", concède le patron, la société ayant généré 110 millions de chiffre d’affaires l’an passé, dont 25 millions au sein de sa division sports qui équipe, en Belgique, des clubs de foot comme le Sporting d'Anderlecht (RSCA) ou le Standard de Liège, des universités comme la VUB ou la KU Leuven, des clubs de hockey avec l’Herakles, le Royal Beerschot, le Royal Daring ou encore le Pingouin et le Royal Uccle Sport, de même que des clubs de tennis (dont le David Lloyd à Uccle) et de rugby.

Une personne va donc devoir être engagée à temps plein pour assurer la coordination du projet dit "Framework". Qui, à grâce à des subsides du gouvernement, une contribution des villes demandeuses, et d’un soutien de la Football Foundation – la plus grande organisation caritative du pays, soutenue financièrement par la Premier League notamment –, permettra de doter la Grande-Bretagne de nombre d'infrastructures flambant neuves.

Equipe Chelsea et Manchester

8
sur 20
Huit des vingt clubs de Premier League voient leur joueurs évoluer sur des terrains belges.

Un beau coup pour Lano qui occupait déjà une position de choix parmi le top trois des fournisseurs du genre dans le pays – tout comme en Belgique. À ce titre, l’on retrouve aujourd’hui ses terrains synthétiques dans huit des vingt clubs du championnat anglais. Avec quelques belles têtes d’affiche, parmi lesquelles Chelsea ou Manchester United.

En chiffres, la division football est de loin la plus importante pour l’entreprise courtraisienne, quand le hockey tourne lui autour des 15% du volume total, le tennis et le padel aux environs des 10% et, enfin, le rugby aux alentours des 3 ou 4%. 

Retombées électorales en Belgique

Et 2020 présente de belles perspectives y compris localement. En effet, après les élections communales d’octobre 2018, de nombreuses villes belges ont pris contact avec Lano pour déployer des terrains multisports sur leur sol. "On parle d’une vingtaine de projets", se félicite le patron. À Woluwe-Saint-Lambert, Molenbeek, Ougrée ou encore Roulers, en partenariat avec l’installateur Scheerlinck Sport, basé à Grâce-Hollogne.

De quoi s’assurer de faire connaître le synthétique au plus grand nombre, et ainsi habituer et vanter ses qualités aux futurs Hazard, Lukaku et autres De Bruyne.

Mais en Europe uniquement. Car si des projets multisports d’ampleur sont à noter jusqu’à Singapour ou en Nouvelle-Calédonie, "on se concentre surtout sur le local", affirme Joe Lano, à la tête de 450 personnes. Avant de conclure: "notre force, c’est notre service, notre proximité".

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