Le sponsor de la LRBA nie être à l'origine de l'affaire Thiam

Nafi Thiam, lors du 2e jour de l'heptathlon de Berlin, le 10 août 2018. Le sponsor principal est bien visible, contrairement au 1er jour de compétition. ©BELGA

Tempo-Team, le sponsor au centre de la polémique, renvoie la responsabilité de l'incident survenu à l'Euro d'athlétisme de Berlin en août dernier, vers la fédération d'athlétisme.

Le weekend a été pour le moins agité du côté de l’athlétisme belge. La cause ? Une question de sponsor. Dans les colonnes du Soir, l’athlète Nafi Thiam est revenue sur le récent Euro d’athlétisme de Berlin. En y remportant l'heptathlon, la sportive namuroise a réalisé un Grand Chelem remarquable (championne olympique, du monde et d’Europe). Si elle avait forcément le sourire sur le podium, elle a toutefois connu un sérieux couac durant ses deux jours de compétition. La ligue belge d’athlétisme (LRBA) aurait en effet menacé de la retirer de la compétition, car le sponsor principal, en l’occurrence Tempo-Team n’était pas présent sur son maillot, puis caché partiellement derrière l’encombrant dossard.

"Un athlète à autre chose à faire lors d’un championnat d’Europe que vérifier que tous les sponsors soient bien présents sur son maillot"
Valérie Denis
Porte-parole temp-Team

Contactée ce matin, l’entreprise en question en a profité pour clarifier son rôle dans cet incident. "Effectivement, en tant que sponsor nous nous attendons à ce que le contrat soit respecté. Mais la remarque qui a été faite à Nafi Thiam ne vient pas de Tempo-Team, mais bien de la personne avec qui nous sommes en relation à la fédération. Pour être honnête, nous ne l’avions même pas remarqué, car personne de Tempo-team n’était sur place. Nous avons été informés de cet "incident" après le Championnat d’Europe", explique Valérie Denis, la porte-parole de Tempo-team qui préfère d’ailleurs prendre ses distances sur la manière dont cela s’est fait. "Nous comprenons bien qu’un athlète à autre chose à faire lors d’un championnat d’Europe que vérifier que tous les sponsors soient bien présents sur son maillot, surtout lorsqu’il doit changer de tenue à cause d’un problème avec la précédente", explique-t-elle encore.

Le maillot à l'origine de la polémique: le sponsor est en partie masqué par le dossard. ©PhotoNews

"Pas question d'une amende"

Nafi Thiam n’est pas revenue sur cette mauvaise expérience, plusieurs mois après les faits, sans raison. La ligue d’athlétisme a récemment annoncé vouloir mettre en place un code de conduite concernant les équipements, mais aussi la question des droits à l’image des sportifs. Depuis, la ligue a fait machine arrière et retravaillé le code proposé aux athlètes.

Devoir céder les droits liés à son image posait problème à beaucoup d’athlètes qui avaient donc préféré ne pas signer le code de conduite. Le fameux code prévoyait également d’importantes amendes en cas de non-respect de l’équipement officiel. Un point également contesté par les athlètes et pas vraiment indispensable selon le sponsor. "  Il y a déjà un contrat donc je ne vois pas pourquoi il faudrait encore amener une convention. Nous n’avons pas été consultés par la mise en place d’une telle convention. Ce n’est donc pas une demande des sponsors, ou en tout cas pas de nous. Pour revenir à ce qui s’est produit à Berlin, nous aurions sans doute fait une remarque après pour rappeler le contrat, mais sans plus. Il n’aurait certainement pas été question d’une amende", ajoute encore la responsable communication de la boite d’intérim.

Sponsor principal de la ligue depuis 2017, Tempo-team dispose d’une collaboration avec la LRBA jusque fin 2020. Cette visibilité n’est probablement pas celle que l’entreprise recherchait.

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