Le sport en salle exige des mesures d’assouplissement

Yoga Room fait partie du collectif qui aspire à plus de souplesse pour le sport en salle. ©saskia vanderstichele

Cinq enseignes de sport en salle ont fait part de leur ras-le-bol de la situation. Elles exigent de pouvoir rouvrir en même temps que les métiers de contact et demandent des aides spécifiques.

Après des mois de pandémie, rares sont les secteurs à ne pas avoir encore fait part de leur mal-être face à la situation toujours aussi incertaine. Ce mercredi, c’était au tour de plusieurs grands noms des salles de sport de se faire entendre. Réunis dans le collectif "Sport is essential", Yoga Room, David Lloyd, CrossFit Dansaert, Aspria et l’Usine ont décidé de faire part de leur ras-le-bol de la situation. La date n’est pas choisie au hasard, puisqu’elle correspond au 180e  jour de fermeture de leurs établissements. "À travers ce collectif, nous alertons les autorités sur les difficultés que rencontre le monde du fitness qui ne se limite pas à sa caricature. Il est urgent de sensibiliser l'opinion publique sur le peu d'aides significatives apportées aux salles de sport qui représentent pourtant l'un des piliers de la société", assure Vincent Espejel, le directeur de l’Usine Bruxelles. "Elles sont à la croisée des secteurs sociaux et sanitaires", assure-t-il.

"Nous avons été fermés presque deux fois plus longtemps que les autres commerces en 2020."
Le collectif "Sport is essential"

Ouvrir le 1er mars au plus tard

S’ils ont décidé de ne pas s’associer à très grandes chaines, ils représentent tout de même des dizaines d’établissements en Belgique. L’ensemble de ces noms ont la particularité de proposer des sports sans contact (Yoga, Fitness, CrossFit…). Une particularité qui, selon eux, devrait leur permettre de rouvrir via des mesures strictes. Dans leur communiqué, le collectif estime d’ailleurs pouvoir le faire dès la réouverture des métiers de contact, le 13 février prochain ou "au plus tard le 1er mars".

"Contrairement à la culture, l’horeca ou événementiel, notre secteur n’a bénéficié d’aucune aide spécifique permettant de tenir une fermeture plus longue."
Le collectif "Sport is essential"

Le secteur fut largement touché par les mesures du gouvernement. "Nous avons été fermés presque deux fois plus longtemps que les autres commerces en 2020", explique d’ailleurs le communiqué. Les cinq sociétés en profitent également pour rappeler qu’elles font face à la crise seules, sans soutien propre à leur secteur. "Contrairement à la culture, l’horeca ou l'événementiel, notre secteur n’a bénéficié d’aucune aide spécifique permettant de tenir une fermeture plus longue", assure encore le communiqué. "Notre secteur emploie des milliers de personnes et travaille à la santé de toute la population belge", assure Corentin Poels de CrossFit Dansaert.

Le collectif en profite d’ailleurs pour exiger des aides "spécifiques, proportionnelles et rétroactives pour les 180 jours de fermeture effective comme celles perçues par l’HORECA et la culture". Les responsables concluent finalement en rappelant l’importance du sport et de leur public cible. "Bon nombre de nos pratiquants font partie de la tranche d’âge à risque (+65) et 45% ont déjà stoppé leur activité sportive par manque de motivation ou d’encadrement".

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