Les banquiers ne regretteront pas Karel Van Eetvelt

Karel Van Eetvelt a choisi de devenir CEO du RSCA. Dans le secteur bancaire, on ne peut pas dire qu'il manquera... ©Photo News

Après les deux ans de Karel Van Eetvelt à la tête de Febelfin, en partance pour le Sporting d'Anderlecht, le secteur financier se dit surtout intéressé par le recrutement d’un successeur plus motivé par les questions bancaires.

Ce n’est pas une blague. On l’attendait en politique mais, à partir du premier avril prochain, c’est dans le foot que Karel Van Eetvelt poursuivra son parcours professionnel. Il reprendra alors la direction du RSC Anderlecht, après avoir dirigé Febelfin, la fédération financière belge, pendant un peu plus de deux ans.

La question de son attachement réel au secteur bancaire se posait depuis un moment, lui qui avait annoncé, début janvier, son intention de lancer un nouveau mouvement politique, après avoir été auparavant pressenti comme candidat potentiel à la présidence du CD&V. Pour être complet sur le chapitre, on rappellera que Bart De Wever avait en son temps tenté de l’attirer à la N-VA. L’intéressé avait décliné. "Ce qui me dérange en politique, c’est l’absence de vision à long terme", avait-il notamment expliqué.

"Le secteur a besoin d’être défendu par quelqu’un de compétent et de motivé."
un dirigeant de banque

Voilà qu’à 53 ans, Karel Van Eetvelt s’en va bosser dans un domaine qu’il aime, le sport. Licencié en éducation physique, mordu de vélo et fan des Mauves (voir son portrait en page 2), il devrait s’y sentir comme un poisson dans l’eau. Même si, sportivement et financièrement, Anderlecht a déjà connu des heures plus confortables.

Chez Febelfin, il ne laissera pas forcément de grands souvenirs. Même les remerciements de celui qui l’avait recruté, le président (et CEO de KBC) Johan Thijs, sont mesurés. "Nous tenons à remercier Karel pour le travail fourni et les résultats obtenus." Service minimum.

Qu’a-t-il fait pour le secteur? Pas grand-chose.

Pour le reste, on n’a pas entendu beaucoup de membres de Febelfin regretter le départ de Van Eetvelt. "Franchement, on s’attendait à autre chose quand il est arrivé", nous dit-on notamment. "On nous l’avait vendu comme un king, ça allait déménager. Qu’a-t-il fait pour le secteur? Pas grand-chose. Oui, il y a maintenant un label durable. Oui, il y a une charte visant à favoriser l’équilibre des genres dans les banques. C’est bien mais c’est périphérique. La banque n’était pas son truc. C’est dommage quand votre job est de défendre le secteur entier, non?"

Erreur de casting?

"On a vite regretté son prédécesseur, Michel Vermaerke", abonde une autre source bancaire. "Lui au moins avait ses entrées partout et était un vrai lobbyiste au service du secteur."

Un troisième banquier parle "d’erreur de casting. Johan Thijs ferait bien de passer un peu de temps sur le choix du successeur. Le secteur a besoin d’être défendu par quelqu’un de fort, de compétent et de motivé."

Karel Van Eetvelt se dit quant à lui "très reconnaissant envers Febelfin, ses membres, son président et spécialement ses collaborateurs. Ils m’ont donné la chance non seulement de découvrir un secteur particulièrement complexe mais aussi et surtout de pouvoir travailler avec ambition à des projets passionnants qui doivent mener à une plus grande confiance du grand public envers le secteur financier."


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