Les entreprises du sport s'organisent pour se faire entendre

Stéphane Rutté du David Lloyd est à l'initiative d'une fédération des entreprises du sport. ©Kristof Vadino

À l'initiative du club David Lloyd, les clubs et salles de sports privés se sont rassemblés en fédération pour mieux faire passer leur demande de relâchement des mesures Covid.

Depuis quelques jours, le monde sportif respire. Un peu. La bulle de dix en extérieur à nouveau autorisée permet de faciliter la pratique de pas mal de sports. Les athlètes en herbe apprécieront. Mais pas tous. Et encore moins une partie du secteur qui se sent plutôt oubliée depuis des mois.

Eux, ce sont les responsables d'entreprises actives dans le sport. À l'inverse des fédérations, les salles de fitness et autres clubs privés n'ont reçu aucune aide particulière. Il y a quelques mois, un début de protestation s'était fait entendre autour de l'initiative "sport is essential", rappelant la situation dans laquelle se trouvent les salles de sports, soumises aux mêmes fermetures que l'horeca et la culture, mais n'ayant reçu aucune aide spécifique.

"La fédération sera régionale, la Flandre ayant déjà une association comparable et la Wallonie étant en train d'effectuer la démarche en parallèle."

200 entreprises à Bruxelles

Le mouvement est désormais structuré et mené notamment par Stéphane Rutté, le responsable des clubs David Lloyd en Belgique. Sous son impulsion, les acteurs du secteur se sont rassemblés dans une fédération sectorielle. "On termine actuellement les dernières démarches, mais nous sommes à Bruxelles environ 200 entreprises concernées", explique-t-il.

La fédération sera régionale, la Flandre ayant déjà une association comparable et la Wallonie étant en train d'effectuer la démarche en parallèle.

"On ne souhaite pas de soutien financier."
Stéphane Rutté
Responsable des clubs David Lloyd en Belgique.

Les bienfaits de la transpiration

Le regroupement a pour ambition de se faire davantage entendre par les dirigeants. "On nous a dit qu'on n'obtiendrait rien sans faire du lobbying. C'est ce que nous faisons désormais", explique-t-il. "Mais on ne souhaite pas de soutien financier", précise directement Stéphane Rutté.

"Nous sommes des entreprises privées qui avons toujours fonctionné de cette manière. Ce que nous souhaitons, c'est obtenir la possibilité de faire notre métier en respectant des protocoles adaptés", détaille le responsable qui est certain qu'il est possible de faire du sport en intérieur sans faire de ces infrastructures des nids à contamination.

Le responsable est donc en faveur d'une réouverture quitte à désavantager les structures les plus petites.

"En parallèle, toutes les études montrent l'intérêt du sport. Les personnes qui développent les formes les plus graves sont généralement en mauvaise santé. Favoriser le sport est donc essentiel pour la santé physique. Sans parler de l'impact psychologique", explique encore Stéphane Rutté.

Une question de taille

Le responsable est donc en faveur d'une réouverture quitte à désavantager les structures les plus petites. "Effectivement, certains centres comme les nôtres seront avantagés, car nous avons la chance d'avoir de la place. Mais est-ce une raison pour tout laisser fermer? Puis, si nous avons des surfaces plus importantes, cela entraîne également d'importantes conséquences sur nos coûts", explique Stéphane Rutté.

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