Neymar, une marque qu'on ne peut usurper

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Un homme d’affaires avait tenté de s’approprier le nom du footballeur brésilien Neymar pour en floquer des vêtements ou des chaussures. Le Tribunal de l’UE a rejeté son appel contre une première décision de déclarer sa marque nulle.

Bonne nouvelle pour Neymar, le génial attaquant brésilien du Paris Saint-Germain: le petit comique qui avait déposé une marque à son nom en décembre 2012 a vu le Tribunal de l’Union européenne confirmer, ce mardi, qu’il n’avait pas le droit de le faire.

Fin 2012, Carlos Moreira, un homme d’affaires résidant au Portugal, avait demandé à l’Office de l’UE pour la propriété intellectuelle (EUIPO) d’enregistrer le signe verbal "Neymar" comme marque européenne pour des vêtements, des chaussures et des chapeaux. La marque avait bel et bien été enregistrée en avril 2013.

Première annulation en 2016

Trois ans plus tard, le footballeur Neymar avait demandé à l’EUIPO de déclarer cette marque nulle. Après examen et débats, l’Office avait conclu que M. Moreira avait agi de mauvaise foi et qu’il n’avait aucune raison de déposer pareil nom de marque, sauf dans la volonté d’exploiter de manière parasitaire la renommée de la star du foot.

Persévérant, Moreira avait contesté cette décision devant le Tribunal de l’UE. Il a notamment argué qu’en 2012, il ignorait que Neymar était une étoile montante du football. Il a ajouté que le joueur n’était pas encore connu en Europe à l’époque. Selon lui, le nom "Neymar" présentait une agréable phonétique, raison pour laquelle il avait retenu celui-ci comme marque…

Iker Casillas aussi

Le Tribunal a eu relativement facile à démonter ses arguments, car à la même époque, Moreira avait également cherché à enregistrer la marque Iker Casillas, du nom du célèbre gardien du Real de Madrid et de l’équipe nationale espagnole! Il connaissait donc manifestement le monde du foot. Le Tribunal a également pu démontrer que Neymar était déjà réputé en 2012, car il avait été sélectionné en équipe nationale brésilienne et il bénéficiait déjà d’une certaine médiatisation en Europe.

Le Tribunal a donc rejeté l’argumentaire de Moreira, coupable à ses yeux d’avoir voulu profiter indûment de la réputation du joueur pour en retirer des avantages financiers, et a confirmé la nullité de "sa" marque.


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