Pas de licence professionnelle pour le Standard

Le processus de vente du stade de Sclessin pose question à la Commission des licences de la Fédération belge de football. ©Photo News

La Commission des licences de la Fédération belge de football a décidé de ne pas attribuer le précieux label au Standard. Celui-ci peut encore aller en appel. Le dossier d'Anderlecht est par contre en ordre.

Coup de tonnerre dans le football belge. Le Standard de Liège n'a pas obtenu sa licence de club professionnel (D1A et D1B) pour la saison 2020-2021. Il sera rétrogradé de trois échelons passant de D1A en D2 amateurs. Ainsi en a décidé mercredi la Commission des licences de la Fédération belge de football. Mouscron et Ostende sont eux aussi privés de licence tandis qu'en D1B, Lokeren, Roulers, Lommel et Virton, soit la moitié des clubs de D1B, ont également été recalés. Les dix-sept autres clubs professionnels ont reçu leur licence de club professionnel. Y compris Anderlecht dont certains points du dossier posaient question.

Doutes sur le stade

La Commission des licences, chargée d'accorder le précieux sésame attestant de la solidité financière des clubs, reproche plusieurs éléments au club liégeois. Il n'a en effet pas fourni la preuve de paiement des primes de signatures du mois de février 2020 de 8 joueurs pour un montant total de plus de 1 million d'euros.

"Le club ne fournit aucun élément prouvant que l'Immobilière de Standard de Liège dispose de suffisamment de liquidités et prouvant le versement des avances dans le projet de compromis."
La Commission des licences de la fédération belge de football

Un autre point concerne le stade de Sclessin. La Commission s'est interrogée sur la vente du stade par la S.A. Standard de Liège à la S.A. Immobilière de Standard de Liège, créée par le président Bruno Venanzi avec notamment le Diable rouge et ex-icône du club Axel Witsel parmi les investisseurs. "Le club ne fournit aucun élément prouvant que l'Immobilière de Standard de Liège dispose de suffisamment de liquidités et prouvant le versement des avances dans le projet de compromis", souligne la Commission. "Le compromis de vente du stade, signé le 31 mars, a été interprété par la commission comme un simple 'projet' alors que le document communiqué portait les signatures des acheteurs et vendeurs et les engage de manière irrévocable, a répondu le Standard par voie de communiqué. Le club s’insurge totalement contre cette mauvaise interprétation: il s’agit bien d’un compromis de vente du stade en bonne et due forme".

Enfin, la Commission des licences constate que le fonds de roulement net négatif du club au 31 décembre 2019 n'est pas couvert dans sa totalité et qu'un besoin important de liquidités est avéré.

Décision "inique"

"Notre club conteste vigoureusement cette décision inique et ira défendre ses intérêts devant la Cour belge d’Arbitrage pour le Sport."
La direction du Standard de Liège

Comme le stipule le règlement fédéral, ces décisions sont susceptibles d'appel devant la Cour belge d'Arbitrage pour le Sport (CBAS) jusqu'au 14 avril 2020 inclus. Contestant "vigoureusement cette décision inique", le Standard a déjà annoncé qu'il irait défendre ses intérêts devant la CBAS. Idem pour Mouscron et Ostende. Ce dernier club conteste également la licence d'Anderlecht en raison des liens qui unissent encore le président du Sporting Marc Coucke au club côtier dont il était l'ancien propriétaire et dont il détient encore une partie du stade. 

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