Perte record de 27 millions pour le RSC Anderlecht

Marc Coucke, le patron d'Anderlecht, fait la moue. A l'image de ses performances sur le terrain, les finances du club s'enfoncent dans le rouge ©Belga

A l’issue de l’exercice 2018-2019, la situation financière des mauve et blanc s’est encore dégradée. Les mauvais résultats sportifs ont entrainé le club dans une spirale financière négative.

Publiés sur le site de la Banque nationale, les comptes annuels du RSC Anderlecht, qui portent sur la saison 2018-2019, sont à l’image de leurs prestations sur le terrain. Décevants, pour ne pas dire plus.

Baisse des revenus

En cause, essentiellement, la nette baisse des revenus totaux (chiffre d’affaires, et primes de coupe d’Europe, plus-values sur transferts). Ils sont passés de 101,7 à 84 millions d’euros. Le chiffre d’affaires, soit les revenus récurrents générés par la billetterie, le merchandising, le sponsoring et les droits télévisés, est passé de 60,3 millions à 52,1 millions. Le club a notamment vu le nombre de ses abonnés diminuer suite, notamment, à des performances sportives en deçà des attentes.

94,9 millions d'euros
de dettes
Au cours de l'exercice 2018-2019, la dette du RSC Anderlecht a augmenté de plus de 11 millions à près de 95 millions d'euros.

Les autres revenus ont également diminué, passant de 41,4 à 32 millions car le club n’a pas participé à la lucrative Ligue des Champions et réalisé moins de plus-values sur la vente de joueurs.

Hausse des coûts

Dans le même temps, les coûts ont continué à augmenter, même si ce n’est pas dans la même proportion que la chute des revenus. Ils sont passés de 106,9 à 109,1 millions d’euros. Les frais de personnel ont baissé de 50 à 47,3 millions d'euros, suite à une restructuration (10% d’effectifs en moins), et à la baisse des primes versées aux joueurs, suite aux mauvais résultats sportifs.

Conséquence: le club du Parc Astrid affiche un résultat opérationnel négatif de -25 millions (contre un résultat opérationnel de 5,2 millions un an plus tôt) et une perte nette record de 27 millions d'euros portant la perte reportée à 29,1 millions

Les fonds propres progressent légèrement à 8,4 millions. Il est vrai qu’au cours de l’exercice, le président Marc Coucke et les autres actionnaires ont injecté 27,3 millions d’euros dans le club. Cela n’a pas empêché la dette du Sporting d’augmenter, passant de 83,3 à près de 95 millions d'euros suite notamment à des transferts entrants.

Fair-play financier

En toute logique, ce n’est pas durant l’exercice en cours que la situation devrait s’améliorer. Les résultats sportifs sont largement sous les attentes, le club ne participe pas, pour la première fois depuis 55 ans, à une coupe d’Europe, le stade est moins rempli.

Anderlecht semble pris dans une spirale négative. Les actionnaires, Marc Coucke en tête, ne peuvent pas renflouer les caisses d’un simple claquement de doigts, les injections de capitaux clubs étant étroitement encadrées par les règles du fair-play financier de l’UEFA.

Ce qui explique pourquoi le club mise beaucoup sur son centre de formation afin de voir émerger des jeunes joueurs susceptibles de générer de belles plus-values à terme. Beaucoup sont déjà alignés en équipe première cette saison. Mais les résultats se font attendre. Les dirigeants des mauve et blanc prônent la patience. Le problème, c’est que foot et patience font rarement bon ménage.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect

Messages sponsorisés

n