Plus riche que jamais, le FC Bruges est prêt à régner longtemps sur le football belge

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Participation à la Ligue des champions, juteux transferts, public fidèle… le FC Bruges paraît parti pour dominer longtemps le championnat de Belgique.

Le Racing Genk, champion de Belgique en titre, et le FC Bruges, son dauphin, connaissent depuis ce jeudi soir leurs adversaires dans la phase de poules de la lucrative Ligue des champions. Le tirage au sort ne les a pas gâtés. Le premier affrontera Liverpool (tenant du titre), Naples et Salzbourg; le second le Real Madrid d’Eden Hazard, le PSG et les Turcs de Galatasaray. Des affiches prestigieuses en perspective, qui devraient ravir trésoriers et supporters des deux équipes.

Voir deux clubs belges faire partie du Gotha européen des 32 clubs participant à la prestigieuse compétition est une première depuis quatorze ans. Lors de la saison 2005-2006, le FC Bruges, déjà lui, était accompagné du RSC Anderlecht. Grandeur et décadence: le Sporting bruxellois sera absent de la scène européenne cette saison pour la première fois depuis 55 ans.

Patient travail

Pour bon nombre d’observateurs, le "FCB" est bien parti pour régner longtemps sur le football belge car jamais il n’a été aussi puissant financièrement. Le long travail de son président, le promoteur Bart Verhaeghe, commence à payer. Après avoir repris un club instable en 2011, il a su se montrer patient. Après onze années de disette, le Club n’est redevenu champion de Belgique qu’en 2016. Depuis, ses revenus n’ont fait que gonfler. Grâce notamment à trois participations à la Ligue des champions en quatre saisons (y compris celle en cours). La saison dernière, elle a fait entrer environ 30 millions d’euros dans ses caisses. Cette saison pourrait être plus juteuse encore.

Pour bon nombre d’observateurs, le "FCB" est bien parti pour régner longtemps sur le football belge car jamais il n’a été aussi puissant financièrement.

La qualification arrachée au forceps mercredi soir contre les modestes Autrichiens de Linz lui rapportera 15,25 millions de primes de participation et 13,25 millions de primes de coefficient (attribuées en fonction du ranking européen), soit 28,5 millions, auxquels s’ajouteront le "market pool" (recettes marketing et droits télévisés), les recettes aux guichets et les primes de résultats. Une victoire rapporte ainsi 2,7 millions et un match nul 0,9 million. S’il réalise les mêmes résultats que la saison passée (Bruges avait pris six points), il empochera 5,4 millions.

Mais cette présence désormais régulière dans la plus prestigieuse des compétitions de clubs n’explique pas tout. Le FC Bruges s’avère aussi très efficace sur le marché des transferts. Un peu comme le Racing Genk, il a le flair pour dénicher à l’étranger des joueurs inconnus et peu chers et les faire grandir en son sein. Jamais pourtant le Club n’avait dépensé autant que cet été sur le marché des transferts: 23,4 millions d’euros, selon le site Transfermarkt.

38,8 millions €
Cet été, le FC Bruges a enregistré une balance positive entre transferts entrants et sortants de 38,8 millions.

Mais dans le même temps, il a engrangé les plus importantes plus-values sur transferts sortants jamais réalisées par un club belge: 62,2 millions soit un solde positif de 38,8 millions! Profitant de la prodigalité des clubs anglais, il a notammant cédé son centre-avant Wesley Moraes et le milieu de terrain Marvelous Nakamba à Aston Villa pour respectivement 25 et 12 millions, et son ailier Arnaut Danjuma à Bournemouth pour 18 millions. Et il peut espérer en outre un pourcentage à la revente. Ces trois joueurs ne lui avaient pourtant coûté ensemble que 5,5 millions d’euros.

Au total, ce sont donc environ 70 millions de recettes additionnelles – autres que celles, traditionnelles, générées par le championnat et la coupe de Belgique (assistance, droits TV et marketing) – que le Club devrait accumuler cette saison. Le succès appelant le succès, le FC Bruges peut aussi compter sur un public aussi fidèle que fanatique. Son stade, le Jan Breydel Stadion, le plus grand du pays avec 28.000 places, affiche le plus souvent complet.

Seul bémol à ce bilan sans nuage: contrairement à Anderlecht, le FC Bruges peine à sortir de jeunes talents belges. Mais cela pourrait changer. Fort de ses récents succès, le Club vient de se doter d’un centre de formation flambant neuf à Westkappelle, près de Knokke. Histoire de pouvoir enfin rivaliser sur ce point avec son grand rival mauve et blanc.

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