RisingTrack veut pousser les sociétés à soutenir le sport

©rising track

La plateforme de crowdfunding est spécialisée dans les projets sportifs. En trois ans, elle a permis de lever près de 300.000 euros. Elle veut désormais convaincre les sociétés de soutenir les sportifs.

Kung-fu, natation synchronisée, kin-ball, roller derby, curling… Un petit coup d’œil sur la plateforme RisingTrack permet rapidement de se rappeler que le sport en Belgique ne se limite heureusement pas au foot et au tennis. Rarement dans la lumière, les meilleurs représentants de ces disciplines confidentielles ont souvent toutes les difficultés du monde à trouver des financements. Afin de faciliter leurs rêves de championnat du monde et autres jeux olympiques, quatre Bruxellois ont lancé, en février 2016, RisingTrack, une plateforme de crowdfunding spécialisée uniquement dans le financement de projets sportifs. "Tous les sports, qu’ils soient amateurs, pros, individuels ou collectifs, sont potentiellement acceptés. Nous refusons par contre systématiquement les projets avec un objectif commercial", précise Jérôme Truyens, l’un des quatre fondateurs de RisingTrack et ancien capitaine de l’équipe nationale de hockey.096 

En seulement trois ans, la plateforme a déjà permis de lever près de 300.000 euros. Avec des campagnes de quelques milliers d’euros en moyenne, les sommes levées sont relativement faibles mais souvent bien utiles (voire indispensables) pour les athlètes. "À l’inverse d’autres plateformes, le projet ne doit pas nécessairement atteindre entièrement son objectif pour être financé. Même si la campagne ne récolte que 30 euros, nous les versons", assure Jérôme Truyens. Plus de 100 projets ont ainsi déjà été soutenus via des dons moyens de 50 euros, issus à 70% du temps de proches du porteur du projet. "Dans un monde idéal, ce ne serait pas à nous de soutenir le financement de ces sportifs. Nous n’avons pas les plus gros moyens et c’est sans doute davantage le rôle du service public. Mais le constat est là, il y a un manque", explique le responsable.

Belles histoires

En attendant le monde idéal, RisingTrack compte s’attaquer aux entreprises et espère bien les convaincre de soutenir les sportifs. "Les particuliers seront toujours indispensables mais je suis convaincu de l’intérêt pour les entreprises de soutenir des athlètes. Il y a vraiment de belles histoires sur la plateforme. Les sociétés pourraient capitaliser dessus en y associant leur image", explique Jérôme Truyens. "Apporter un soutien d’un millier d’euros n’est pas grand-chose pour des grandes boîtes mais peut permettre des retours intéressants. L’une de nos premières campagnes soutenait l’arbitre de hockey Laurine Delforge pour sa préparation aux JO de Rio. Elle a finalement pu siffler la finale olympique. Des entreprises y auraient gagné à s’associer à elle", détaille le responsable.

10 pourcents

RisingTrack a déjà convaincu deux entreprises, EVS et Vitamin Well, de soutenir plusieurs sportifs. "Nous sommes en discussion avec plusieurs autres. Plus elles seront nombreuses, et mieux ce sera", sourit le responsable. Intégrer des soutiens plus professionnels aura également un autre atout.

"Actuellement, nous devons prendre 10% sur chaque campagne pour assurer les coûts de fonctionnement de la plateforme. Le soutien des entreprises permettrait aussi de changer le modèle, en signant des contrats à plus long terme. Cela permettrait de financer la plateforme et verser l’entièreté des sommes récoltées aux porteurs de projet", conclut Jérôme Truyens. Le fondateur espère atteindre rapidement le million d’euros levé sur sa plateforme.

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