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Sorare, le vendeur de cartes de foot qui vaut des milliards

©via REUTERS

La start-up française Sorare vient de boucler une levée de fonds de 680 millions d'euros. Son business? Proposer à la vente des cartes virtuelles représentant des footballeurs.

680 millions de dollars pour une entreprise qui fait des cartes de football virtuelles. Pour le non-initié, le montant de la levée de fonds bouclée par Sorare a de quoi interpeller. Lancée en 2019, cette société française développe des NFT spécialisées dans le sport. Elle vient de réaliser cette impressionnante levée de fonds auprès de Softbank et une série de business angels. En langage un peu plus commun, on résumera l'activité de l'entreprise à l'émission de cartes virtuelles, représentant des joueurs de football. Celles-ci s'appuient sur la technologie de la blockchain Ethereum. Chacune des cartes émises est traçable et unique. Et donc très facilement monétisable.  Une sorte de Panini version numérique, avec quelques fonctionnalités, comme celle permettant de faire affronter son équipe avec d'autres.

Une carte pour le prix d'un appartement

L'idée, a priori basique, de Sorare, provoque un emballement assez remarquable. À commencer du côté des joueurs/collectionneurs, visiblement prêts à mettre le prix pour obtenir les Messi, Salah et autres Mbappé sur une carte virtuelle. Selon le journal français Les Echos, le groupe aurait déjà généré près de 150 millions d'euros de vente sur sa plateforme et pourrait déjà compter sur 150.000 utilisateurs actifs. Les prix payés pour acquérir certaines cartes s'envolent. L'une d'elles, représentant Ronaldo lors de la dernière saison, s'est vendue 150 Ethereum, soit environ 290.000 dollars. Il faut dire que Sorare gère plutôt bien les questions d'offres et de demandes. La plateforme dispose aujourd'hui de contrats avec 180 clubs, lui permettant d'exploiter l'image de leurs joueurs et les logos officiels des clubs. Le nombre de cartes émises par joueur est réparti en trois catégories. Les joueurs les moins recherchés sont représentés sur 1.000 cartes tandis que les plus intéressants sur une poignée ou parfois une seule carte.

En l'espace de deux ans, l'entreprise française a réuni autour d'elle des pointures du sport et de l'entrepreneuriat

Le succès populaire a forcément suscité l'appétit des investisseurs. En l'espace de deux ans, l'entreprise française a réuni autour d'elle des pointures du sport et de l'entrepreneuriat, avec notamment un investissement dès le début de Xavier Niel. Quelques mois après son lancement, Sorare a réalisé une première levée de fonds de 3,5 millions d'euros. Une partie de l'investissement fut amenée par l'ancienne star allemande du foot André Schürrle et l'Espagnol Gerard Piqué, qui est également entré dans la société en tant que "strategic advisor". En février dernier, un nouveau tour de table de 40 millions d'euros a vu arriver le Français Antoine Griezmann, l'ex-international anglais Rio Ferdinand ainsi qu'Alexis Ohanian, le fondateur du célèbre site Reddit.

À l'assaut du marché américain

En levant cette fois 680 millions de dollars, l'entreprise française vient tout simplement de réaliser la plus grosse opération de ce  type pour une société de la "french tech". Toujours selon Les Echos, le groupe est aujourd’hui valorisé à 4,3 milliards d'euros.  L'entreprise compte bien profiter de l'argent injecté pour continuer à grandir, notamment du côté américain, où elle souhaite ouvrir un bureau. Si le pays de l'oncle Sam n'est pas encore spécialement un fan de "soccer", les cartes à collectionner ont toujours eu la cote. En témoignent les prix fous que peuvent atteindre certaines cartes de baseball. Il y a un mois, une carte représentant le joueur Honus Wagner des Pirates de Pittsburgh datant de 1902 a trouvé preneur dans une vente aux enchères pour 6,6 millions d'euros.

Le résumé

  • Sorare vient de boucler une levée de fonds de 680 millions de dollars.
  • La société française propose à la vente des cartes virtuelles de footballeurs.
  • L'entreprise a réuni autour d'elle des stars du football.
  • Elle souhaite désormais s'attaquer au marché américain.

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