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Un cavalier belge lance un webshop d'embryons de chevaux du top mondial

Pieter Devos (à gauche) tient au bien-être de ses chevaux, raison pour laquelle il ne va pas maximiser le nombre d'embryons disponibles. "Mais on offrira tous ceux qu'on aura", précise-t-il. ©Van den Bulck Peter

Pieter Devos est à la fois champion du saut d’obstacles, éleveur et entrepreneur. Avec deux associés, il vient de créer la première plateforme en ligne de vente d’embryons congelés de chevaux de haute qualité.

La Belgique est un des pays qui comptent dans le sport équestre en général, et dans le saut d’obstacles en particulier. Notre pays jouit d’une belle réputation notamment dans l’élevage des champions. "Le succès de la Belgique est dû au fait que les éleveurs belges ont toujours été très progressistes", souligne Pieter Devos, quatrième au classement mondial du saut d’obstacles et propriétaire d’un élevage. "Ils ont traversé les frontières nationales pour obtenir le meilleur sang de chevaux de saut d’obstacles et, contrairement à nos pays voisins, ils n’ont pas seulement continué à gérer les reproductions de chevaux nés dans leur propre pays. Seul le meilleur (sang) compte, peu importe sa provenance. Nous le faisons maintenant avec les meilleures juments du monde entier."

Webshop

Avec deux associés, Klaas De Coster et Frederik De Backer, Pieter Devos vient de donner une nouvelle dimension au commerce des meilleurs chevaux. Il a lancé une plateforme en ligne de vente d’embryons de chevaux congelés de haute qualité. Baptisé Mares of Macha (Macha est une déesse de la mythologie irlandaise, protectrice des chevaux), le nouveau webshop est une première mondiale, affirment ses fondateurs."On vend quelque chose de rare et d'exclusif, détaille Pieter Devos. Auparavant, on vendait déjà des embryons off line, des amateurs nous appelaient pour en acheter. Aujourd'hui, nous les rendons plus accessibles." 

Pieter Devos, Klaas De Coster et Frederik De Backer viennent de donner une nouvelle dimension au commerce des meilleurs chevaux.

Il s’adresse au marché international et permet de réserver des embryons provenant de juments classées parmi les meilleures au monde. L’écurie de Mares of Macha accueille ainsi 14 juments appartenant à l’élite, dont Goya, fille du champion Ushavan’t Roosakker, et Contara, mère du numéro 1 du saut d’obstacles Chacco-Blue. "Nous avons beaucoup investi ces trois dernières années pour rassembler ces chevaux, observe Devos. Ils appartiennent pour la plupart à notre société, Mares of Macha."

"Nous avons beaucoup investi ces trois dernières années pour rassembler ces chevaux."
Pieter Devos
co-fondateur, Mares of Macha

In vitro

Les embryons congelés proposés sont issus d’une fécondation in vitro. Concrètement, ils sont produits par injection intracytoplasmique de sperme (ICSI), une méthode de reproduction moderne, utilisée depuis 13 ans. Cette technique est très bien maîtrisée par des vétérinaires italiens, raison pour laquelle Mares of Macha a installé ses 14 juments dans un centre près de Cremone, dans le nord de l'Italie: cela leur permet de disposer de la science de Cesare Galli, le spécialiste dans ce type de fécondation in vitro.

7.750 euros
Le prix minimum d'un embryon congelé
On peut acheter un embryon de chevaux champions à partir de 7.750 euros, contre 40 à 100.000 euros pour un poulain de même mère.

La génétique est très importante dans l’histoire des sports équestres, soulignent les fondateurs. "L’expérience montre que les bons sauteurs d’obstacles descendent de bonnes familles." La plateforme doit faciliter l’accès aux meilleures juments. Et le choix des embryons permet d’abaisser les coûts pour les clients: leur prix de revient est nettement inférieur à celui des poulains déjà nés. "Vous pouvez acheter un embryon sur Mares of Macha à partir de 7.750 euros alors que le prix de revient d’un poulain issu de la même mère se situe entre 40.000 et 100.000 euros", explique Pieter Devos. Qui ajoute: "Je suis convaincu que l’élevage et le sport peuvent en tirer profit."

Il n'entend toutefois pas maximiser la production. "Nous aimons les chevaux et nous tenons à garantir leur bien-être", précise-t-il. Autrement dit, son webshop ne pourra proposer des centaines d'embryons par an. Quelques dizaines, vraisemblablement. "Mais on offrira tout ce qu'on récoltera, on ne gardera rien pour nous", conclut-il.

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