Une BeNeLigue doperait les revenus des (grands) clubs belges

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Un championnat commun à la Belgique et aux Pays-Bas augmenterait les revenus des clubs de 30%, selon une étude de l’université d’Anvers.

C’est le premier choc des play-offs. Ce dimanche, Anderlecht reçoit le FC Bruges. Ces play-offs, on les adore ou on les exècre. Raison pour laquelle la Pro League (qui regroupe les 24 clubs pros) examine différentes formules de réforme du championnat.

→ Six scénarios sont sur la table. Le plus novateur est sans doute la BeNeLigue qui regrouperait les meilleurs clubs de Belgique et des Pays-Bas. Ce n’est pas la première fois qu’on en parle. L’idée avait été portée par l’ancien manager du Sporting d’Anderlecht, Michel Verschueren il y a plus de vingt ans. Elle renaît aujourd’hui via son fils Michael, administrateur du RSCA. D’autant que le projet de Super Ligue réservée aux vingt plus grands clubs européens revient à l’ordre du jour par le biais des projets du conglomérat japonais Softbank.

Nous avons pu consulter une nouvelle étude sur cette BeNeLigue. Réalisée par Thomas Peeters, économiste du sport à l’université d’Anvers, elle montre que les deux pays ont tout à y gagner sur le plan financier alors que, naguère, les Néerlandais avaient tendance à snober pareille formule. Depuis, les temps ont changé et le foot d’outre Moerdijck vit des moments difficiles.

Thomas Peeters a comparé les revenus des cinq plus grandes compétitions européennes ainsi que ceux de la Belgique et les Pays-Bas pour l’année 2016: ticketing, droits TV, sponsoring... Il a élaboré un modèle selon lequel les revenus cumulés des deux compétitions seraient plus élevés si elles n’en faisaient qu’une. Ils pourraient atteindre le milliard d’euros contre 764 en 2016. Pourquoi? Car comme elle rassemblerait les meilleurs clubs des deux pays, elle permettrait d’attirer plus de spectateurs dans les stades et davantage de téléspectateurs. De quoi générer plus de droits télévisés et de sponsoring, permettant aux clubs d’attirer de meilleurs joueurs. Un cercle vertueux.

Ce scénario n’a toutefois pas les faveurs de la Pro League, entend-on. Dans une étude comparative sur les six scénarios, elle indique que si la formule permettrait de générer des économies d’échelle et de rattraper en retard sur les grands championnats, ses avantages ne concerneraient que quelques clubs (les plus grands) qu’il faudrait créer un championnat (forcément moins attractif) pour les autres, et qu’elle perdrait le contrôle sur la compétition. Un échec serait désastreux dit la Pro League. Bref, la faisabilité d’une BeNeLigue paraît faible.

©Mediafin

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