Bloomlife lève 4 millions de dollars pour son application de suivi de grossesse

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Bloomlife, start-up belgo-américaine sise à San Francisco, veut éliminer toute conjecture de la grossesse grâce à un moniteur et une app' pour les futures mamans. La start-up vient de lever 4 millions de dollars.

L’arrivée d’un bébé est un événement qui suscite presque autant de joie que d’inquiétude. Aujourd’hui encore, il est presque impossible d’évaluer de manière sûre les risques d’une grossesse et d’un accouchement. Les médecins se basent sur les sensations de la maman qui, par définition, n’a souvent pas beaucoup d’expérience. "Cela fait plus de quarante ans déjà qu’il n’y a plus eu aucune innovation dans le suivi de la dernière phase de la grossesse, expliquent Julien Penders et Eric Dy, fondateurs de Bloomlife. Pourquoi des enfants naissent-ils prématurément? Personne ne le sait."

La solution, selon le duo, s’appelle Belli, un moniteur, relié à une app’ sur le smartphone, que les femmes enceintes peuvent porter sur leur ventre. Les capteurs de Belli enregistrent les valeurs vitales du bébé et de sa mère. De toutes ces données que l’entreprise espère recueillir à grande échelle durant les prochaines années, des modèles pourraient se dégager et répondre ainsi aux questions des futurs parents, ainsi que, à plus long terme, aider la science à progresser dans le domaine des naissances et des complications liées à l’accouchement.

"Vous rendez visible l’invisible."
Julien Penders
Cofondateur de Bloomlife

Première étape

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Le Belli, actuellement disponible uniquement aux États-Unis, n’enregistre pour l’instant que les contractions de l’utérus, permettant aux mères d’en avoir une image fiable. C’est la première étape. "Mais nous ne sommes pas juste un moniteur de contractions. Le capteur mesure également les mouvements, le stress et le sommeil des mères ainsi que les mouvements et le pouls du bébé. Ce sont tous des paramètres connus pour avoir une influence sur les risques durant la grossesse, affirme Julien Penders. Nous crowdsourçons donc des données cliniques via un produit de consommation, bien sûr avec l’accord des utilisatrices. Auparavant, il fallait pour cela lancer des projets de recherche de très grande ampleur. Désormais, nous avons ce modèle très puissant.

4 millions $
Pour accélérer le processus, Bloomlife a levé quelque 4 millions de dollars auprès d’investisseurs, portant le capital-risque de cette petite entreprise de dix personnes à plus de 6 millions de dollars.

Le Liégeois Julien Penders et son cofondateur américain Eric Dy se sont rencontrés à l’Imec, Institut de micro-électronique et composants à Louvain, où ils ont commencé à développer la technologie portable. "Nous voulions faire une entreprise sur la base de ces connaissances, mais avec un produit qui apporte une solution à un problème concret des consommateurs et puisse également contribuer à la recherche médicale, explique Julien Penders. Quand ma femme a été enceinte de notre premier enfant, nous nous sommes rendu compte que nous ne pouvions que deviner son état de santé et celui du bébé."

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Parmi les investisseurs de Bloomlife: Marc Benioff, fondateur du géant du logiciel Salesforce. Il a également donné son nom à une grande clinique pour enfants à San Francisco et est connu pour être l’un des donateurs les plus généreux de la Silicon Valley. Bloomlife a son siège principal à San Francisco, mais effectue la recherche clinique en Belgique, où la start-up collabore avec le centre hospitalier Oost-Limburg de Genk.

À l’issue des premiers tests, il est notamment apparu que les femmes enceintes qui se voient conseiller une mise au repos totale par leur médecin peuvent savoir avec précision, grâce au Belli qui mesure l’activité de leur utérus, quand elles doivent s’allonger ou non. "Vous rendez visible l’invisible", conclut Julien Penders.

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