Cefaly signe un contrat de 5 millions d'euros avec un gros distributeur japonais

©BELGA

La PME liégeoise Cefaly fait son entrée sur le marché japonais en signant un contrat de 5 millions avec un distributeur. Elle va y écouler 40.000 pièces en trois ans.

La PME liégeoise Cefaly Technology a fini l’année 2015 sur une très bonne note. Après la Chine où elle a signé, fin novembre, un contrat de 6,5 millions d’euros, ses dirigeants en ont paraphé un autre avec IMI Co Ltd, un distributeur japonais. "C’est une société basée à Tokyo qui a 12 bureaux de représentation dans tout le pays. Elle occupe environ 250 personnes. Elle distribue des appareils médicaux et hospitaliers, mais s’engage sur la voie d’une diversification de leur activité en signant ce contrat avec nous", nous a confié Pierre Rigaux, fondateur et administrateur délégué de Cefaly.

L’entrepreneur a effectué un voyage au Japon pour aller rencontrer son nouveau partenaire et salue leur professionnalisme. Les dirigeants d’IMI sont également venus en Belgique pour visiter leurs homologues de Cefaly. "C’est une belle société. Ses dirigeants disent ce qu’ils font et font ce qu’ils disent", ajoute-t-il.

5,5 m €
Cefaly a réalisé un chiffre d’affaires de 5,5 millions d’euros en 2015, soit 11% de plus qu’en 2014.

Le contrat japonais porte sur 40.000 exemplaires de l’appareil électrique permettant de prévenir et traiter les migraines sévères et le stress par neurostimulation externe. Cefaly fournira dans un premier temps 5.000 pièces pour amorcer la commande dès 2017. Le contrat porte sur trois ans et représente un montant total de 5 millions d’euros.

Le processus d’enregistrement au Japon du Cefaly est en cours, parallèlement à la démarche pour obtenir le remboursement du produit par les autorités nippones aux utilisateurs, ce qui fait dire au patron de la PME liégeoise que les 40.000 produits du contrat sont sous-estimés. "C’est une spécificité du Japon où on peut faire les deux procédures (d’enregistrement et de remboursement) simultanément. Or, une fois le remboursement acquis, il multiplie le marché par dix pour nous. Il est donc clair que nous irons au-delà des 40.000 produits", déclare Pierre Rigaux.

Belles perspectives aux Etats-Unis et en Angleterre

Il rappelle donc que le remboursement est une donnée importante dans la stratégie de développement de l’entreprise. À cet effet, il annonce que 2016 sera une bonne année pour Cefaly. En effet, l’extension du champ d’application du produit aux migraineux chroniques (15 jours de maux de tête par mois) est attendue cette année aux Etats-Unis, où il est actuellement autorisé pour les personnes souffrant de migraines épisodiques et fréquentes (2 à 3 crises par mois). La filiale américaine est désormais bien installée avec 5 collaborateurs.

"Il est clair d’ores et déjà que nous irons au-delà des 40.000 diadèmes livrés au Japon."
Pierre Rigaux
CEO de Cefaly

Le processus de remboursement du produit avance bien et vite en Angleterre où une décision est attendue cette année. Cefaly a déjà un distributeur outre-Manche et la garantie du remboursement devrait là aussi doper les ventes.

Forte de ces belles perspectives, l’entreprise liégeoise mise sur une croissance globale de quelque 30% en 2016. Elle prévoit d’ailleurs d’engager 6 nouveaux collaborateurs cette année. Elle occupe au total aujourd’hui 20 travailleurs (dont 5 aux Etats-Unis).

1.000 ventes en Belgique, sans remboursement encore

L’an dernier, Cefaly a réalisé un chiffre d’affaires de 5,5 millions d’euros contre 4,9 millions d’euros en 2014, soit une progression de 10,91%. Son excédent brut d’exploitation (ebitda) était de 1,8 million. Elle annonce que l’ebitda de 2015 est en hausse de près de 8% par rapport à celui de 2014. "Nous avons atteint nos objectifs en 2015. On fait des choses innovantes et on dégage un cash flow suffisant pour lancer de nouveaux produits. On pourrait essaimer plus vite dans d’autres pays, mais c’est une question d’affectation des ressources. Donc, on va là où on a des opportunités de distribution", dit Pierre Rigaux.

Cefaly est présent dans 25 pays. Elle vend un millier de pièces en Belgique par an sur un total de 25.000 produits fabriqués; le reste est exporté. La PME espère introduire son dossier de remboursement du produit en Belgique durant le premier trimestre. Sans remboursement, il coûte 295 euros.

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