Merchery, des produits durables pour une croissance raisonnée

Simon Polet et Benoît Fortpied, cofondateurs de Drink Big et Merchery. ©doc

Lancée au pire moment, la start-up Merchery tire son épingle du jeu. Son catalogue de goodies durables et personnalisables a déjà séduit de nombreuses entreprises.

La start-up Merchery a débuté son aventure entrepreneuriale au pire moment, en pleine crise du coronavirus. Simon Polet et Benoît Fortpied avaient lancé une marque de gourde, Drink Big, il y a plus d’un an, sans forcer. Le concept a décollé et ils ont tous les deux quitté leurs jobs respectifs chez Deloitte et eFounders. Mais l’histoire a connu un gros coup d’arrêt en janvier lorsque leur production de gourdes a été bloquée en Chine par les mesures de restrictions sanitaires. "Il fallait trouver une solution pour continuer", nous raconte Simon Polet, cofondateur de la start-up.

Se basant sur leur carnet de commandes rempli d’entreprises cherchant des objets à offrir à leur personnel, ils décident de mettre sur pied un catalogue de produits responsables pour le B2B. 

"Une levée de fonds? Pas pour le moment. On veut prendre le temps et ne surtout pas prôner la croissance à tout prix. Notre premier projet finance celui-ci. Nous n’avons pas de dettes et c’est une fierté."
Simon Polet
Cofondateur de Merchery

Offrir des goodies avec les touches "éco" et "responsable", les entreprises en redemandent. "On s’est vite rendu compte que c’est un marché énorme avec une majorité de produits de mauvaise qualité qui sont vite jetés". Simon et Benoit créent Merchery début avril avec 5.000 euros chacun au capital. "On a une vision du business très terre-à-terre. Il faut que ça ait du sens et que cela soit rentable sainement."

Un décollage inattendu

La start-up est donc lancée, mais sans grand espoir. La période incertaine n’étant pas propice aux achats superflus, difficile de miser sur Merchery. Et pourtant.

"On pensait que les entreprises couperaient ce type de dépenses vu la période, mais pas du tout", raconte incrédule Simon Polet. Après un mois, la start-up a déjà signé une dizaine de contrats et pas des petits. Cette réussite, ils la doivent à eux-mêmes et à un petit coup de pouce venu d’outre-Manche. "On a été mentionné dans la newsletter et sur le compte Instagram d’un blog londonien ultra connu", et depuis les commandes affluent. "On a plus de 150.000 euros de deals qui vont être signés dans les prochains jours".

La recette? Des produits fabriqués pour la plupart en Europe, des matériaux durables et un produit final esthétique qui ne sera pas jeté par l’employé dans la minute où il l’a reçu. Sans oublier des collaborations avec de grandes marques, comme Lazer pour des casques de vélo, pour proposer un nouveau standing pour les "Corporate Gifts".

De bons débuts donc qui augurent une première année en fanfare pour Merchery et qui devraient attirer les investisseurs. "Une levée de fonds? Pas pour le moment. On veut prendre le temps et ne surtout pas prôner la croissance à tout prix. Notre premier projet finance celui-ci. Nous n’avons pas de dettes et c’est une fierté."

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