MyCellHub lève 1,1 million pour digitaliser les biotechs

©Bloomberg

Aussi étonnant que cela puisse paraître, le digital n’a pas encore complètement pénétré le secteur biotech. MyCellHub veut faire disparaître les derniers bouts de papiers des laboratoires.

À l’image de leur secteur, les trois fondateurs de cette start-up sont des hommes pressés. Ils ne leur aura fallu que 4 mois pour créer leur entreprise, convaincre leurs premiers clients et lever 1,1 million d’euros.

MyCellHub propose une plate-forme de gestion et d’analyse de données pour la production de produits biopharmaceutiques comme les thérapies cellulaires ou immunologiques. Son logiciel fournit une application pour tablette avec des instructions de travail interactives pour aider les opérateurs dans les environnements de production stériles. Le but est d’automatiser la collecte de données et les tâches de reporting, ce qui peut représenter un gain de temps considérable pour le secteur.

Un secteur qui, sous ses airs de modernité et de technologie de pointe, n’a pas forcément les codes de son image. La plupart des entreprises du secteur enregistrent encore ce type de procédé de production sur papier. Une opportunité pour la start-up dans un marché de niche en plein boom, comme le confirme Sébastien de Bournonville, business developer de la start-up: "Les investissements dans ce marché de niche sont substantiels depuis quelques années et cela s’explique entre autres par le potentiel immense des thérapies sur la santé."

Des coûts d’acquisition faibles

"Les faibles coûts d’acquisition leur permettront de gagner une part de marché importante." Wim Fyen Gemma Frisius Fund

Cette spin-off de la KU Leuven est née pendant le doctorat de son CEO et fondateur, Toon Lambrechts. À cette époque, le doctorant a constaté à quel point les données liées aux bioprocédés étaient gérées de façon inefficace. Après une première période d’implémentation et de test au sein de la KU Leuven, MyCellHub a intégré l’accélérateur, de start-ups Start it @KBC. La jeune pousse a alors acquis une licence exclusive sur le logiciel qu’elle commercialise.

Aujourd’hui, l’entreprise travaille sur les premières implémentations commerciales. "La capture de données ‘user-friendly’, les temps de mise en place courts et les faibles coûts d’acquisition sont des facteurs de différenciation importants qui permettront à MyCellHub de gagner une part de marché importante dans le domaine de la gestion de données en biotech", explique Wim Fyen, gestionnaire de placements chez Gemma Frisius Fund.

S’acheter du temps

Derrière cette levée de fonds, on retrouve Noshaq, The Faktory, Gemma Frisius Fund et The CoFoundry. Quant à la destination des fonds, c’est Sébastien de Bournonville qui l’explique: "Nous voulons bien évidemment accélérer le lancement de la plate-forme et engager différents profils, mais notre idée est aussi de pouvoir arriver sur le marché comme un partenaire de confiance pour nos clients et ce sur le long terme", un élément déterminant pour ce secteur industriel, mais qui demande des fonds et du temps. La première partie du contrat est donc remplie, reste à maîtriser la temporalité d’un secteur qui n’aime pas attendre.

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