Nouvelles plaintes contre Google sur les données personnelles

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Le géant de la technologie Google fait l'objet d'une nouvelle salve de plaintes sur le traitement des données personnelles de ses utilisateurs. En ligne de mire, la publicité ciblée.

Avec Google , il y a le côté face et ces messages réjouissants comme ce nouvel investissement en Wallonie, et puis, il y a le côté pile avec la gestion des données personnelles de ses utilisateurs. En la matière, le géant technologique fait l'objet d'une nouvelle salve de plaintes. Il y avait déjà les plaintes déposées en mai dernier dans sept pays, dont la Belgique, en voilà dix supplémentaires.

Elles ont été introduites auprès des autorités de protection des données des différents pays européens au sujet des publicités ciblées de Google, lit-on dans "Le Soir". La Belgique fait à nouveau partie des plaignants.

Si la première plainte était cosignée par Pierre Dewitte, chercheur en droit des technologies à la KULeuven, cette fois, elle émane des ligues des droits de l'homme et d'ONG européennes, entre autres de Belgique, d'Allemagne, d'Italie, de Roumanie et de Slovénie.

Les actes d'accusation

Les actes d'accusation pointent la "violation à grande échelle et systématique du régime de protection des données à caractère personnel". Le manque de transparence est aussi évoqué: qui accède aux données?  Quelle est la durée de stockage?... 

C'est au final, le modèle économique de Google et de toutes les entreprises du secteur de la publicité comportementale en ligne qui est visé. Voire menacé d'illégalité.

Publicités ultra ciblées

Il leur est reproché d'utiliser les données des internautes pour les revendre en temps réel aux annonceurs potentiellement intéressés par le profil de l'utilisateur. Concrètement, on parle de ces fameuses publicités pour des paires de baskets qui vous collent aux semelles de site en site.

Ces annonces se nourrissent de données comme la géolocalisation, l'historique de navigation, les mails.... Pour les plaignants, ce ciblage ultra personnalisé en temps réel serait tout simplement illégal à deux niveaux:

— d'une part au regard de l'article 22 de la Constitution qui bétonne le droit à la vie privée
— d'autre part en vertu du nouveau Règlement général sur la protection des données (le RGPD) qui exige le consentement explicite et préalable de l'internaute.

Et si Google obtient bel et bien le consentement de ses utilisateurs en amont (les fameux cookies qu'on vous demande d'accepter), cela ne l'autorise pas à transférer ces données à des tiers.

Plaintes tous azimuts

L'Irlande avait lancé une première offensive en mai dernier contre le géant technologique. D'autres pays avaient suivi. Ils dénonçaient l'absence de consentements des internautes pour l'utilisation de leurs données personnelles à des fins publicitaires. L'Irlande a déjà annoncé mener l'enquête. Reste à déterminer quelle autorité prendra le "lead" pour traiter ce dossier.  

Notons qu'aux États-Unis, Google et les autres géants de la tech doivent aussi en découdre avec les autorités de la concurrence sur leurs pratiques commerciales.

TomTom travaille avec l'Europe au partage des données

Le service de navigation TomTom a annoncé une collaboration avec la EU Data Task Force. Objectif: étudier le partage des données. Via l'échange des données des automobiles et des infrastructures entre pays et fabricants ont peut améliorer la sécurité routière, indique le groupe. 

Pourvus de capteurs sensoriels, les véhicules peuvent collecter des informations sur l'état glissant des routes, entre autres. Ces informations pourraient être partagées entre automobilistes qui, de ce fait, pourraient adapter leur conduite. L'information pourrait également être intéressante pour les gestionnaires de l'infrastructure.

TomTom tente pour l'heure de tester la meilleure façon de partager l'afflux de données. Il pourrait être question, notamment, du service Live Traffic de l'entreprise. 

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