Qualifio lève 3 millions d'euros pour passer à la vitesse supérieure

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Grâce à cet apport en capital externe, le néolouvaniste va pouvoir attaquer l’Allemagne et la Scandinavie, avec l’idée de tripler ses revenus d’ici 2020.

Levée de fonds bouclée pour Qualifio. Le spécialiste néolouvaniste du marketing digital va donc pouvoir rapidement passer à la vitesse supérieure dans son créneau spécifique qu’est le marketing interactif et la collecte de données pour les entreprises.

Le fonds d’investissement Volta Ventures, financé par des institutionnels mais aussi des entrepreneurs flamands comme Marc Coucke, a en effet injecté fin décembre deux millions d’euros dans la start-up aux côtés de la SRIW qui y met pour sa part un million d’euros. C'est ce qu'ont annoncé ce mercredi les parties concernées.

"Nous allons maintenant attaquer l’Allemagne et la Scandinavie."
Olivier Simonis
CEO et co-fondateur de Qualifio

Une première pour la jeune pousse née en 2011 qui a "préféré attendre d’avoir prouvé la validité du modèle" avant de chercher des capitaux, explique Olivier Simonis, CEO et co-fondateur de Qualifio. Mais aussi pour les VC gantois participants à l’opération constituant leur première initiative en Wallonie.

Forts de cet argent frais, les néolouvanistes vont désormais pouvoir penser à la suite. Et quelle suite. "Nous allons maintenant attaquer l’Allemagne et la Scandinavie", lance le patron, tout comme en profiter pour "nous renforcer sur les marchés où nous sommes déjà présents, à savoir la Belgique, bien sûr, mais aussi la France, la Hollande et l'Espagne".

Pour ce qui est des deux nouveaux marchés visés par la start-up, dans le premier cas, l'ouverture d'un bureau courant 2018 est à l'étude quand, dans le second, la firme se tâte toujours quant à savoir si elle gérera les opérations depuis la Belgique ou bien plutôt depuis sa future base Outre-Rhin.

60 embauches à suivre

L’heure est donc à l’optimisme. Si l’entreprise s’attend à générer courant de cette année fiscale un peu plus de 3 millions d’euros de chiffre d’affaires, une croissance de 30 à 40%, elle vise dès à présent à tripler ce chiffre d’ici 2020 pour atteindre les 10 millions d'euros.

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Pour accompagner ce développement, son équipe de quelque 40 personnes devrait gonfler un fameux coup pour passer à 100 collaborateurs, principalement en Belgique.

Pour accompagner ce développement, son équipe de quelque 40 personnes devrait gonfler un fameux coup pour passer à 100 collaborateurs, principalement en Belgique où sont installés les départements de recherche et développement, de gestion produit, de support, mais aussi ses dirigeants.

Bref, comme le résume Frank Maene, managing partner de Volta Ventures, "il y a du pain sur la planche".

Solide clientèle en Europe

Certes, mais l’entreprise ne part pas d’une feuille blanche dans sa conquête. Elle compte parmi ses clients des entreprises comme Carrefour, L’Oréal, TF1, Décathlon, Kinepolis,... ou encore la RTBF. Là, pour le service public audiovisuel, elle a notamment développé la plateforme d’inscription de l’émission à succès The Voice.

"Une grosse opportunité s’offre à nous parce que les grandes entreprises ont tendance en ce moment à se tourner vers des acteurs européens, en conformité avec ce nouveau cadre, pour la collecte et le traitement de leurs données."
Olivier Simonis

Une solide base de clients qui fait de Qualifio un "leader européen" dans son créneau spécifique. Interrogé sur la qualificatif, Olivier Simonis explique que son entreprise est le "seul acteur européen avec une présence paneuropéenne" au niveau du marketing interactif et de la collecte de données. Pour le reste, sa concurrence est située en France et en Hollande par exemple pour ce qui est du Vieux Continent, ou aux Etats-Unis.

Et cette présence européenne devrait particulièrement aider la jeune pousse à court terme, entend-on. En effet, avec l’arrivée du nouveau règlement général sur la protection des données d’ici mai de cette année, "une grosse opportunité s’offre à nous parce que les grandes entreprises ont tendance en ce moment à se tourner vers des acteurs européens, en conformité avec ce nouveau cadre, pour la collecte et le traitement de leurs données", signale le patron.

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