"Si tu ne trouves pas le job de tes rêves, crée-le"

©Kristof Vadino

Maxime Arcari et Sophie Verhulst, 25 ans tous deux, se sont rencontrés sur les bancs de l’école. Dévorés par les mêmes envies, les mêmes ambitions, ils ont décidé de se lancer et de créer leur propre start-up, Utopiix. Même si la vie n’est pas tendre tous les jours avec ces deux amis, ils ne regrettent en rien cette soirée de novembre où ils se sont revus et où l’aventure a commencé.

C'est à l'Ihecs, une haute école spécialisée en communication, que Maxime et Sophie se sont rencontrés. A l'époque, ils ne se parlaient pas énormément, mais désormais ils sont inséparables. Ce qui les a unis? Un projet qui est né sur les bancs de l'école et qui a mûri en une véritable petite start-up dont les deux jeunes sont les patrons. Bien sûr le projet n'est plus exactement le même que celui qu'ils avaient présenté alors à un jury dans le cadre du cours de Business Plan, projet qui avait d'ailleurs obtenu la meilleure note de la classe, mais il n'en est pas très éloigné non plus, gardant une même âme, une même optique chère aux deux Bruxellois. 

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Se mettre d'accord ne semble d'ailleurs pas être une chose compliquée pour ces deux personnalités semblables sur de nombreux points. Tous deux Bruxellois, Sophie et Maxime se présentent comme deux jeunes à la recherche constante de l'excellence. Excellence qu'ils ont d'ailleurs appliquée à la lettre dans leurs études puisqu'ils ont toujours tout réussi et cela, sans jamais passer par la case "seconde session". Les deux jeunes poussent même la ressemblance jusqu'à leur parcours post-scolaire qu'ils commenceront à l'étranger, Maxime en Australie et Sophie en Amérique Latine. "Quand nous sommes rentrés, nous étions toujours aussi perdus, ironise Maxime, nous n'avions pas du tout aimé nos stages en entreprise donc nous voulions prendre du recul pour voir ce que nous allions vraiment faire de notre vie mais au final, nous ne le savions toujours pas."

Utopiix est une plateforme offrant la possibilité aux photographes de rencontrer des clients et de leur proposer une offre adaptée à leur demande. Les photographes peuvent ainsi créer une sorte de profil que pourront visionner les clients. L'objectif est que ces derniers trouvent le photographe idéal pour ce qu'ils cherchent, comme par exemple un mariage.

Alors qu'ils ne s'étaient plus vus depuis un certain temps, les deux jeunes se retrouvent à l'anniversaire d'un ami. C'est à ce moment précis que tout a commencé. Maxime lance alors à Sophie l'idée folle de tenter leur chance et d'envoyer leur candidature à Nest'up, un accélérateur de start-up wallon, pour présenter le projet qu'ils avaient mis en place pour ce fameux cours quelques années auparavant. C'est ainsi qu'en octobre 2015 ils sont sélectionnés pour participer au programme et qu'ils partent pour Mont Saint-Guibert développer leur projet de banque d'images originale. Mais alors qu'ils suivent la formation prévue, ils se rendent compte que leur idée est bancale et ils décident donc de la faire évoluer, jusqu'à la changer complètement. Utopiix était donc né.

Mais même si Sophie et Maxime s'occupent à eux seuls d'un travail normalement pris en charge par pas moins de huit personnes, ils doivent encore, sur le côté, multiplier les emplois. "Je fais un travail étudiant le week-end dans un restaurant d'hôpital, raconte Sophie, ce n'est pas tous les jours faciles de faire les deux". Même chose pour Maxime qui travaille dans une agence de communication deux matinées par semaine. "Je travaille surtout sur deux gros dossiers, c'est fatiguant et ça me prend pas mal de temps, mais je sais que ce n'est pas ce qui compte le plus, au fond, j'aurais espéré pouvoir me consacrer à 100% à Utopiix", explique Maxime. 

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"Ca fait six mois que je ne suis pas payé pour mon travail, mais je n'ai jamais été aussi heureux, je fais vraiment ce que j'aime".
Maxime Arcari
Co-fondateur d'Utopiix

Même si les deux jeunes croulent sous le travail, ils sont plus motivés que jamais. "Il y a tout de même une forme de pression sociale, non seulement on a envie d'y arriver, de porter notre projet à bien", se motive Sophie," mais en plus, on voit tous nos amis autour de nous déjà avancés dans leurs carrières acheter leur maison, leur voiture, on se dit qu'il est temps pour nous également". Les jeunes reconnaissent qu'ils n'ont pas pris la voie la plus facile pour arriver au succès mais si c'était à refaire, ils ne feraient pas autrement. "Je me suis dit, il y a quelques années, si tu ne trouves pas le job de tes rêves Maxime, crée-le, déclare le jeune homme les yeux pétillant, et c'est ce que je suis exactement en train de faire, je crée le job de mes rêves". 

Les conseils de Maxime et Sophie pour ceux qui voudraient tenter l'aventure comme eux :
  • Bien s'entourer est primordial. Quand on est jeune, on n'a pas spécialement un réseau étoffé, or c'est ce dernier qui fait 80% de la réussite d'une start-up. Pour les plus jeunes, les incubateurs sont une bonne opportunité pour rencontrer des gens compétents dans le domaine et qui pourront les orienter dans leurs démarches. 
  • Croire en son projet est tout aussi important. Il y a chaque jour des centaines de raisons d'arrêter, mais si l'on croit en son projet, il y aura toujours une voix en soi qui dira de continuer. Il faut donc avoir foi en soi et en le projet qu'on porte.
  • Ne pas céder à la pression sociale peut parfois sembler compliqué mais c'est ce qu'il faut faire. Même si l'on voit autour de soi, la plupart des amis réussir dans leur carrière, il ne faut pas se démoraliser, votre tour viendra. 

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