Un contrat à 4 millions de dollars pour le Montois I-care

Fabrice Brion, CEO d'I-care ©Kristof Vadino

Le spécialiste de la maintenance prédictive des machines industrielle signe un gros contrat avec un fournisseur d’énergie américain. Une référence qui devrait lui ouvrir d’autres marchés.

L’année commence fort pour la pépite montoise I-care, spécialisée dans la maintenance prédictive de machines industrielles (des capteurs permettant de déterminer à quel moment une machine risque de se montrer défaillante). Elle vient de signer un gros contrat d’un montant de 4 millions de dollars (3,526 millions d’euros) avec un important fournisseur d’énergie américain.

Ce contrat - le plus important jamais signé par l’entreprise en quinze ans d’existence - porte sur trois ans, mais est renouvelable. Pour des raisons concurrentielles, Fabrice Brion, CEO et cofondateur d’I-care, refuse de dévoiler le nom de cet énergéticien. "Mais c’est clairement le fruit du travail de la filiale que nous avons ouverte aux Etats-Unis en 2016 et celui des équipes ici à Mons", se félicite-t-il.

Choisie parmi huit concurrents, I-care assurera différentes tâches de maintenance prédictive sur les 46 usines de ce client dispersées dans 4 Etats différents: Texas, Missouri, Louisiane et Alabama… Cela comprend l’analyse non périodique des vibrations, l’analyse de lubrification, la surveillance thermique des chaudières électriques et des moteurs hors ligne. Les opérations débuteront fin mars 2019.

"Ce contrat est clairement le fruit du travail de la filiale que nous avons ouverte aux Etats-Unis en 2016 et de celui des équipes ici à Mons"
Fabrice Brion
CEO d'I-care


Selon I-care, ce qui lui a permis de l’emporter c’est son expertise globale et l’approche de service qu’elle est en mesure de proposer avec plus de 350 ingénieurs desservant des clients dans 50 pays dans le monde.

Carte de visite

"Ce contrat doit nous servir de carte de visite dans le futur et nous permettre d’être davantage globaux car nous réalisons encore 90% de notre chiffre d’affaires en Europe", commente Fabrice Brion qui se rendra d’ailleurs en mars en Corée du Sud dans le cadre de la future mission royale. En lice avec deux autres concurrents pour décrocher au pays du Matin calme un contrat de la même ampleur avec un gros fournisseur d’énergie, il espère bien que cette référence couplée à la visite royale lui permettra de décrocher la timbale. La société y possède déjà une filiale qui travaille pour Total.

I-care poursuit ainsi sa croissance insolente. Possédant une dizaine de filiales en Europe (France, Pays-Bas, Allemagne, Italie, Pologne, Suisse) et à travers le monde (Australie, Corée du Sud, Etats-Unis…), elle a atteint en 2018 un chiffre d’affaires de 32,9 millions d’euros et vise 44 millions en 2019. Trois ans plus tôt, en 2015, elle ne générait encore "que 10 millions" de revenus. "Nous enregistrons une croissance de 25% par an, ce qui devrait nous permettre d’atteindre le cap des 100 millions d’euros en 2025", assure Fabrice Brion. À cette échéance, 70.000 machines industrielles équipées de 100.000 capteurs enverront leurs données vers Mons où des millions de diagnostics pourront être posés.

Levée de fonds

Pour soutenir cette croissance, I-care a procédé à la fin de l’année dernière à une levée de fonds de 7,5 millions d’euros (capital et prêts subordonnés) à laquelle ont participé la SRIW, IMBC (Invest Moins Borinage Centre) les employés et Fabrice Brion.

48
emplois
Cette année, I-care va crééer 48 emplois, dont 6 dans le cadre du contrat signé aux Etats-Unis.

Cette croissance se reflète également sur l’emploi. 48 personnes vont être engagées cette année, dont 6 liées au contrat signé aux Etats-Unis. Elles rejoindront les 325 collaborateurs que compte aujourd’hui l’entreprise.

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