Un nouvel incubateur technologique pour Sambrinvest

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L’Advanced Engineering Accelerator aura pour mission de soutenir les entreprises se lançant dans le domaine des sciences de l’ingénieur. L’incubateur est issu d’une collaboration entre Sambrinvest et Theodorus.

Sambrinvest va prochainement ajouter une nouvelle corde à son arc. L’organisme carolo de soutien aux entreprises lancera prochainement un nouvel incubateur. Baptisé Advanced Engineering Accelerator (AE.ccelerator, dans sa version abrégée), il aura pour objet "La sélection, l’incubation, l’accélération de projets technologiques dans le domaine des sciences de l’ingénieur, en vue de la création et du développement d’entreprises à haute valeur ajoutée", peut-on lire dans l’acte officiel de la constitution de l’organisme.

Pour ce nouveau projet, Sambrinvest ne se lance pas seul dans l’aventure. La structure carolo pourra compter sur le fonds d’investissement Theodorus. Cette spin-off de l’ULB, active dans le financement de projets R&D, participe à hauteur de 50%. Après Co.Station (numérique) ou encore i-Tech Incubator (biotech), c’est donc au tour du monde l’ingénierie de disposer de son accélérateur. "À ma connaissance, il n’y a pas d’organisme de la sorte dans la région", explique Anne Prignon, la directrice générale de Sambrinvest. Ce nouveau projet suit un plan de route bien dessiné. "Cette nouvelle initiative est en réalité la suite du plan Catch (le plan de dynamisation de l’emploi, mis en place dans la région de Charleroi suite à la fermeture de Caterpillar en 2016 NDLR). L’advanced engineering fait partie des quatre axes prioritaires", poursuit Anne Prignon.

Sonaca intéressée

"Les grandes sociétés ont souvent dans leurs cartons pleins d’idées innovantes sur lesquelles il vaudrait la peine de s’attarder."
Anne Prignon
Directrice générale Sambrinvest

L’incubateur à peine lancé, la directrice espère déjà rapidement lui trouver des projets à soutenir. "Suivant la taille des différents projets, il est difficile de donner pour le moment des chiffres précis. Mais l’idée serait, en tout cas au début, de soutenir entre cinq et dix entreprises par an", explique la directrice générale.

L’accélérateur donnera un coup de pouce à des start-ups et à des PME spécialisées dans le domaine. Mais il viendra également en appui à de plus grandes structures, également à la recherche d’innovation. Plusieurs sociétés de la région ont d’ailleurs déjà fait part de leur intérêt. Parmi elles, on retrouve notamment l’entreprise aéronautique Sonaca.

"Ces sociétés ont souvent dans leurs cartons pleins d’idées et des débuts de projets innovants sur lesquels il vaudrait la peine de s’attarder. Mais elles n’ont pas toujours le temps pour le faire", explique la directrice. Le monde universitaire, dont forcément l’ULB, sera également impliqué dans le nouveau projet avec la possibilité de création de spin-offs.

Expertise du marché

L’Advanced Engineering Accelerator s’appuiera dans un premier temps sur un capital de 150.000 euros, dont la moitié a été libérée lors de la constitution de la société. L’incubateur aura avant tout un rôle d’expert. "Concrètement, des spécialistes seront disponibles pour aider les porteurs de projets. Ils apporteront leurs connaissances technologiques, du marché, ou simplement sur la création d’entreprise, explique la directrice. Il s’agit notamment d’aider les entreprises à réaliser le pré-amorçage. Cela permettra aux porteurs de projet d’être prêts pour, par exemple, réaliser ensuite une levée de fonds."

L’aspect juridique étant désormais clos, ne reste plus qu’à AE.ccelerator à se trouver des locaux. "Nous avons déjà une piste sérieuse dans le bas de la ville de Charleroi. Nous allons l’analyser plus en profondeur. L’idée n’est pas de trouver de simples bureaux mais d’avoir la possibilité d’héberger un laboratoire ou un centre de recherche qui sera forcément utile dans ce domaine", explique encore Anne Prignon.

La directrice espère trouver son bonheur pour février ou mars. "Mais en attendant d’avoir les locaux, le travail de prospection auprès des entreprise va déjà débuter", précise encore la responsable. Avis donc aux amateurs.

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