Accord entre Facebook et ses annonceurs face aux discours de haine

Début septembre, plusieurs célébrités, dont Kim Kardashian, ont cessé d'utiliser Facebook et Instagram pendant 24 heures pour protester face au laxisme de la plateforme. ©REUTERS

Les annonceurs ont eu raison des plateformes après leur campagne de boycott. Facebook & Co vont plancher sur des critères communs pour identifier les discours de haine.

Facebook , YouTube et Twitter ont conclu un accord avec les annonceurs pour mieux lutter contre les contenus incitant à la haine, après un mouvement de boycott en réaction à leur laxisme. L’accord a été officialisé par la Fédération mondiale des annonceurs (WFA) dans un communiqué. Il a pour ambition de définir ce qu’est un discours haineux pour permettre de mieux identifier et éradiquer ce type de discours des plateformes concernées.

En juillet, plus de 400 annonceurs, dont plusieurs poids lourds de l’investissement publicitaire comme Coca-Cola, Honda, Ben & Jerry’s ou Verizon, avaient suspendu leurs campagnes publicitaires sur Facebook et d’autres plateformes sociales dans le cadre de la campagne #StopHateForProfit. Ils reprochaient au géant des médias sociaux de ne pas suffisamment agir pour éradiquer la haine et la désinformation sur sa plateforme. Plus tôt ce mois-ci, plusieurs célébrités - dont Kim Kardashian, Leonardo DiCaprio et Katy Perry - ont cessé d'utiliser Facebook et Instagram pendant 24 heures, pour faire passer un message similaire.

"Facebook, YouTube et Twitter, en collaboration avec des spécialistes du marketing et des agences réunis dans l'Alliance mondiale pour les médias responsables, ont convenu d'adopter un ensemble commun de définitions précisant ce qui relève des discours haineux et d'autres contenus préjudiciables, et de collaborer afin de surveiller les efforts de l'industrie pour s'améliorer dans ce domaine critique", a expliqué la WFA dans un communiqué.

Identifier la haine

Selon la WFA, l'accord porte sur la reconnaissance de ces définitions; sur le développement de critères permettant de détecter les discours haineux; sur l'établissement d'une surveillance indépendante; et sur le déploiement d'outils pour ne pas afficher de publicités sur ces contenus préjudiciables.

Définir correctement ce que sont les discours haineux en ligne permettra selon la WFA d'éviter que chaque plateforme utilise ses propres critères, ce qui rend difficile pour les entreprises de décider où placer leurs publicités.

En juillet, le fondateur et directeur général de Facebook, Mark Zuckerberg, avait clamé haut et fort la volonté du réseau social de ne pas véhiculer de discours de haine sur ses pages, mais plusieurs nouveaux dérapages sur la plateforme ont mis à mal la sincérité de ces déclarations.

L’avenir nous dira si un langage unifié pour identifier les discours haineux parviendra à juguler les contenus de ce type.

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