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Airbnb tient bon dans un secteur qui coule

Brian Chesky, fondateur et CEO de Airbnb. ©REUTERS

À l'aube de son entrée en Bourse, Airbnb affiche des résultats qui n'ont que peu souffert de la crise.

Malgré un contexte morose et un secteur du tourisme frappé de plein fouet par les vagues successives du Covid-19, Airbnb semble résister à la crise avant son entrée en bourse. La plateforme de location de logements entre particuliers a dégagé 219 millions de dollars de bénéfice net de juillet à septembre, des chiffres inattendus. C’est tout de même 20% de moins par rapport à la même période de l'année dernière, mais c'est surtout dû à la masse de remboursements dont Airbnb a dû s’acquitter: environ 1 milliard de dollars (840 millions d'euros) ont dû être reversés aux hôtes et aux clients dont les voyages ont été annulés pour cause de coronavirus. Cette baisse de 20% reste un résultat positif et surprenant dans le contexte actuel et fait figure d’exception dans un secteur touristique qui fait grise mine.

Avec ces résultats positifs, l’entreprise, qui s'apprête à entrer en Bourse, semble avoir la capacité de bien résister à la pandémie, ce qui n’est pas forcément la norme actuelle. Plusieurs raisons à cela: notamment une plus grande flexibilité que le secteur hôtelier. Airbnb reste, au final, une plate-forme de mise en relation entre hôtes et particuliers: elle ne possède, par exemple, aucun actif immobilier qui serait inoccupé à cause d'une trop faible demande. L'entreprise a notamment trouvé une bouée de sauvetage dans l'appétit pour les longs weekends et vacances à proximité de chez soi, faute de pouvoir voyager. Elle constate aussi que "les séjours de plus de quelques jours ont commencé à augmenter alors que le télétravail est devenu "le travail depuis n'importe quelle maison" via Airbnb".

Vivre et travailler n'importe où

Pourtant tout n’est pas rose pour la firme californienne. Elle a comme ses concurrents subi les mesures sanitaires imposées dans le monde en 2020: son chiffre d'affaires des 9 premiers mois de 2020 a plongé de 32% sur un an, à 2,5 milliards de dollars. Le Covid-19 "va continuer d'avoir un impact négatif sur nos résultats opérationnels et financiers sur le long terme", reconnaît le groupe californien, qui a publié lundi son dossier officiel pour son arrivée prochaine à Wall Street. "Nous pensons que les frontières entre voyager et vivre quelque part deviennent floues, et que la pandémie a accéléré les opportunités de vivre n'importe où", insiste le groupe fondé par Brian Chesky et Joe Gebbia, qui ont commencé par louer des matelas gonflables dans leur appartement le temps d'un congrès à San Francisco, fin 2007.

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