Alliance belge dans la chasse aux pépites de la high tech israélienne

Racheté en 2013 par Google, Waze fait partie des success stories de la high tech israélienne. ©REUTERS

Sweetwood Ventures a levé les premiers 50 millions de dollars d'un deuxième fonds dédié aux start-ups israéliennes prometteuses. Les Périer-D'Ieteren en sont.

Un an après la clôture d'un premier fonds de 70 millions de dollars dédié à la high tech israelienne, Sweetwood Ventures remet le couvert. La société d'investissement vient, en effet, de clôturer une première levée de quelque 50 millions de dollars (41 millions d'euros), avec l'idée d'atteindre 120 millions de dollars d'ici à la fin du troisième trimestre, a-t-on appris.

"Les investisseurs belges ont provisionné un tiers des fonds."
Manuel Sussholz
Associé-gérant de Sweetwood Ventures

Objectif? Comme dans le cas du précédent véhicule, investir dans les fonds de capital-risque généralistes israéliens les plus performants, de même que co-investir aux côtés desdits fonds dans des start-ups aux technologies prometteuses à destination du monde de l'entreprise (détection de fraude, cryptage, cybersécurité…).

Investisseurs belges

Le projet embarque, en plus d'assureurs luxembourgeois et de Brésiliens, toute une série d'investisseurs belges, selon un document que nous avons pu consulter. On retrouve à bord de ce deuxième fonds la famille Périer-D’Ieteren (SPDG), le cofondateur de la pharmacie en ligne Newpharma et homme d'affaires à succès Michael Vandenhooft, la famille flamande spécialisée dans l'emballage Macharis (VPK Packaging) ou encore les rois bruxellois du commerce textile de gros que sont les Kandiyoti (Chemitex).

À eux seuls, les acteurs du plat pays "ont provisionné un tiers du fonds", nous renseigne Manuel Sussholz, associé-gérant de Sweetwood Ventures, sans donner de noms. Leur implication s'est faite grâce à la création d'une pricaf privée leur étant destinée.

"Là où Israël attirait de l'ordre de deux milliards de financement en 2015, on est désormais passé à dix milliards"
Manuel Sussholz
Associé-gérant de Sweetwood Ventures

Terreau fertile

Du reste, le track record de Sweetwood a aussi contribué à son attrait. Sur les 65 investissements réalisés depuis 2018, quatre sociétés ont d'ores et déjà atteint (et largement dépassé) le statut de licorne, ces start-ups à la valorisation supérieure au milliard de dollars. Il s'agit de la fintech Pagaya, du développeur d'applications mobiles Lightricks (Facetune, Videoleap,…), du gestionnaire d'actifs de cybersécurité Axonius et de l'application de retranscription et sous-titrage VerbIT.

120
millions de dollars
Le deuxième fonds de Sweet Ventures vise à atteindre les 120 millions d'ici la fin du troisième trimestre.

Ce qui tient de la performance quand on sait que 16 licornes étaient à dénombrer au total l'année dernière, de quoi classer Israël à la deuxième place derrière les États-Unis en matière de créations de licornes dans le monde.

"On assiste à une explosion des investissements dans le pays", évoque Manuel Sussholz. "Là où Israël attirait de l'ordre de deux milliards de financement en 2015, on est désormais passé à dix milliards grâce à 80% d'investisseurs étrangers venus regarder du côté d'un territoire où naissent des technologies de rupture souvent très profondes, sous l'influence du militaire, mais pas que".

Impact positif du coronavirus

Quel rôle a joué le coronavirus? Il est "encore venu renforcer le déjà très bon positionnement du pays dans tout ce qui est technologies en matière de télétravail ou cybersécurité, par exemple, de même que de la digitalisation de manière générale. Ce qui, à la clé, a joué sur les valorisations des acteurs en présence. En effet, rien que sur le premier trimestre de 2021, on a déjà vu émerger une dizaine de nouvelles licornes, dont la plateforme de trading de cryptomonnaies eToro qui fait figure de petit Robinhood local et permet aux utilisateurs de suivre leurs traders de la même façon qu'ils le feraient sur les réseaux sociaux", explique Manuel Sussholz.

Sweetwood Ventures fait partie du groupe Sweetwood Capital, qui fournit des services patrimoniaux en matière d'actifs plus liquides (bourse, matières premières, devises étrangères, produits obligataires…).

La société a été cofondée en 2011 par deux ex-banquiers de Goldman Sachs et de Neuflize ABN Amro: Manuel Sussholz et Samuel Cohen Solal.

Le résumé

  • Sweetwood Ventures vient de lever 50 millions de dollars pour son nouveau fonds dédié à la high tech israélienne.
  • La société d'investissement vise les 120 millions pour le troisième trimestre.
  • Un tiers des fonds environ a été apporté par des Belges.
  • On trouve à bord la famille Périer-D'Ieteren ou le cofondateur de Newpharma, par exemple.

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