Amazon met le cap sur la côte est des Etats-Unis avec 50.000 jobs

Le choix d'Amazon s'est porté sur un terrain à Long Island, dans le quartier new-yorkais du Queens au bord de l'East River. ©AFP

Plusieurs grandes villes américaines se disputaient le droit d’héberger le HQ2 d'Amazon. Après un an de suspense, le champion du commerce en ligne s'est positionné, confirmant peu après l'ouverture des marchés US son choix d'un double emplacement, à New York et dans le nord de la Virginie, pour accueillir son deuxième siège ("HQ2"). Amazon promet d'y investir plus de 5 milliards de dollars et de recruter quelque 50.000 personnes.

Cela fait plus d'un an qu'Amazon a lancé les enchères pour trouver un lieu capable d'accueillir son HQ2, soit un second quartier général après l'historique poste de Seattle devenu trop exigu. Plus de 200 villes aux Etats-Unis et au Canada ont fait les yeux doux - et un peu de place - à Jeff Bezos et son groupe. Il faut dire que le leader mondial de l'e-commerce promettait d'investir 5 milliards de dollars dans la construction de son nouveau siège et cela avec 50.000 emplois sur 20 ans à la clé. 

Avec les deux sites qu'elle a choisis pour son HQ2, Amazon ajuste son fuseau horaire à celui de Wall Street.

Devant le nombre de candidatures, Amazon a finalement retenu deux sites, l'un à New York, l'autre dans la proche banlieue de Washington, histoire d'occuper la côte est des Etats-Unis et d'ajuster son fuseau horaire à celui de Wall Street.

Les deux localités retenues sont Long Island dans le quartier new-yorkais du Queens, et Arlington en Virginie aux portes de la capitale fédérale. Un troisième site va également être installé à Nashville dans le Tennessee d'où seront supervisées toutes les opérations telles que les commandes, les transports ou la logistique. 5.000 emplois sont attendus dans la berceau de la musique country. 

Amazon, une machine à cash 

Amazon devrait profiter de plus de 1,5 milliard de dollars en avantages fiscaux et autres à New York et d'au moins 575 millions de dollars d'aides diverses en Virginie. Du côté de Toronto au Canada et de Chicago, la déception est énorme. Les aides et avantages fiscaux proposés par les deux villes étaient encore plus élevés que ceux des candidats retenus.

Toronto avait même cru qu'un déménagement hors des frontières américaines allait être privilégié par la direction d'Amazon, histoire d"enfoncer le clou dans sa dispute à distance contre le président Trump et ses velléités protectionnistes.  

L'arrivée d'Amazon à New York et en Virginie va aussi permettre aux deux zones de bénéficier d'un sérieux coup de projecteur, poussant d'autres entreprises à faire le même choix. A titre de comparaison, entre 2010 et 2016, la ville de Seattle a engrangé 38 milliards de dollars de retombées indirectes par la seule présence du numéro un mondial de la distribution en ligne. Celui-ci promet de commencer ses recrutements en 2019. 

Amazon a aussi expliqué que son choix de s'implanter sur deux sites différents lui apporterait une plus grande diversité dans ses recrutements. Ce qui limitera aussi les problèmes liés à l'arrivée de dizaines de milliers de personnes dans un lieu unique, tels que les difficultés de mobilité ou la hausse du coût de la vie. Le groupe a déjà été confronté à des problèmes identiques à Seattle, où il emploie plus de 45.000 personnes. Son expansion a généré une crise du logement en raison de la hausse des prix immobiliers, à laquelle la municipalité de Seattle a tenté de répondre en votant en mai une taxe basée sur les effectifs des entreprises, un projet qu'Amazon a contribué à torpiller lors d'un nouveau vote.

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