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Apple promet des concessions majeures aux propriétaires d’applications sur l’App Store

Apple s'est vu reprocher d'exercer un "monopole" avec son App Store et de réaliser des profits "démesurés". ©REUTERS

Apple s'est engagé, dans le cadre d'un accord juridique, à ouvrir son App Store à la concurrence. La proposition doit encore recevoir l'approbation du tribunal.

Apple serait-il en passe de changer radicalement le modèle économique de l'App Store? Afin de mettre fin à des poursuites judiciaires intentées par différents concepteurs d'applications, le géant technologique a proposé, jeudi, par voie de communiqué, une série de nouvelles règles pour son célèbre magasin d'applications.

Ces mesures ont été décidées d'un commun accord avec les plaignants, qui reprochaient à l'entreprise californienne d'exercer un "monopole" et de réaliser des profits "démesurés".

Les entreprises ne devront donc plus verser à Apple une commission sur leurs ventes.

Plus de commission

Les propriétaires d'applications pourront désormais, et pour autant que l'accord soit validé par le tribunal, proposer leurs produits aux utilisateurs d'iPhone ou d'iPad sur d'autres boutiques que l'App Store. Ces entreprises ne devront donc plus verser à Apple une commission sur leurs ventes.

Des services de streaming, comme Spotify ou Netflix, contournaient déjà le système, en poussant leurs clients à se rendre sur d'autres plateformes.

Le document prévoit aussi de donner plus de marge aux plaignants pour fixer les prix de leurs applications, des abonnements ou des achats au sein des applications. Apple a également indiqué vouloir créer un fonds de 100 millions de dollars pour les petits développeurs d'applications qui gagnent moins d'un million de dollars par an.

Du changement, oui mais quand?

Apple a aussi accepté de ne pas augmenter le taux de commission - réduit l'année dernière de 30 à 15% - actuellement prélevé chez ces entrepreneurs pendant au moins trois ans. Cette possibilité de réduction de la commission de 30% à 15% n’était jusqu'ici pas d’application pour les médias.

"Apple et les développeurs ont convenu de maintenir le programme dans sa structure actuelle pour, au moins, les trois prochaines années (...)."
Communiqué d'Apple

Autre nouveauté: la firme de Cupertino a annoncé le lancement de son News Partner Program, qui étend l'accès aux commissions réduites aux médias basés aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni et en Australie.

Bien que ces nouvelles règles laissent présager le début d'une "nouvelle ère" sur le marché des applications, aucune date précise n'a été mentionnée. Le géant technologique évoque, dans le meilleur des cas, un délai de trois ans. "Apple et les développeurs ont convenu de maintenir le programme dans sa structure actuelle pour, au moins, les trois prochaines années (...)", peut-on ainsi lire dans le communiqué.

Un marché juteux

L'App Store est, à ce jour, le seul endroit où les utilisateurs d'iPhone ou d'iPad peuvent télécharger des applications conçues par d'autres développeurs. Comme iOS est le deuxième système d'exploitation mobile au monde, après Android (Google), ces utilisateurs représentent un marché juteux. Ils ont dépensé 643 milliards de dollars sur des applications en 2020, d'après Apple.

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