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"Barco va subir des effets négatifs durables de la pandémie"

La division "divertissement" de Barco, qui produit des projecteurs pour cinémas, devrait être durablement impactée par la pandémie estime un analyste d'ING. ©BELGA

Pour ING, la division "divertissement" de Barco, qui fournit des projecteurs pour cinémas, va voir ses ventes chuter de 20% en 2020.

Si la saison des résultats trimestriels est déjà bien entamée aux États-Unis, en Belgique on va seulement entrer dans le vif du sujet ce mercredi.

Demain avant bourse, Barco sera la première société du Bel 20 à lever le voile sur son bilan de début d’année. Un exercice 2020 qui s’annonce particulièrement difficile pour nombre de sociétés belges, cotées ou non, en raison de la pandémie.

Résultats "raisonnables"

Pour le spécialiste des technologies de l’image, le sujet principal du communiqué attendu mercredi ne sera pas tant les résultats trimestriels en eux-mêmes que les commentaires quantitatifs portant sur le reste de l’année et, plus particulièrement, ceux concernant la division "divertissement" – Barco commercialise des projecteurs pour cinémas – et le système Clickshare (division "entreprises") conçu pour faciliter les réunions.

"Nous pensons que Barco fait partie de ces entreprises qui subiront des effets négatifs durables du Covid-19."
Marc Hesselink
Analyste chez ING

C’est du moins l’opinion de Marc Hesselink d’ING qui estime que les chiffres du premier trimestre seront encore "raisonnables". Explication: Barco est une société focalisée sur son carnet de commandes et, celui-ci étant plein, l’analyste estime que la plupart des revenus planifiés pour le premier trimestre se concrétiseront.

Mais le groupe n’est pas immunisé contre le coronavirus pour autant. "Nous pensons que Barco fait partie de ces entreprises qui subiront des effets négatifs durables du Covid-19". Et cela sera davantage visible à partir du deuxième trimestre.

Chute de 20% des revenus

Pour la division "entreprises" (Clickshare), cela devrait être cyclique et, donc, lié à la baisse du PIB. Par contre, pour le pôle "divertissement", Marc Hesselink anticipe un report marqué des remplacements de projecteurs pour une longue période, ce qui se traduira par une chute de 20% des revenus pour l’ensemble de l’année, à ce niveau, et de 30% entre le deuxième trimestre et la fin de l’année. "Healthcare", le troisième pilier, devrait être relativement épargné.

190
euros
À ce stade, ING et Kepler Cheuvreux maintiennent leur objectif de cours de 190 euros sur Barco.

Dans ce contexte, il s’attend, pour les trois premiers mois de l’année, à un chiffre d’affaires du groupe en hausse de 4,9%, à 255 millions d’euros, et supérieur à la moyenne des analystes (244 millions), ainsi qu'à un carnet de commande stable, à 267 millions d’euros. Pour l’ensemble de l’année, il voit les revenus se contracter de 10,9%, à 964 millions d’euros, par rapport à 2019.

À ce stade, il maintient sa recommandation à "acheter", tout comme Kepler Cheuvreux, avec des objectifs de cours identiques et inchangés à 190 euros, soit un potentiel de hausse de 37% par rapport au cours actuel.

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