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Boston Dynamics et Softbank lancent leur robot grand public

SpotMini s’inspire d’un chien, doté de quatre pattes et de plusieurs caméras et capteurs. ©Boston Dynamics

Boston Dynamics, start-up américaine perçue comme l’une des plus disruptives sur le créneau, commercialisera son premier robot l’an prochain. Spot, un robot chien, est d’abord destiné à la surveillance et à la sécurité. Il cible en priorité les entreprises. Qui retrouve-t-on derrière Boston Dynamics? Softbank.

Adorable pour les uns, terrifiant pour les autres. Le robot SpotMini sera disponible à la vente dès l’année prochaine."Il sera d’abord destiné aux entreprises, mais il pourra éventuellement être utilisé à la maison", a expliqué Marc Raibert, le directeur général de l’entreprise américaine Boston Dynamics, à l’occasion d’une conférence organisée par le site spécialisé Techcrunch.

SpotMini s’inspire d’un chien. Doté de quatre pattes et de plusieurs caméras et capteurs, le robot peut monter les escaliers, éviter des obstacles et se déplacer de manière autonome. Des accessoires peuvent être fixés sur son dos, par exemple un bras articulé, qui sert notamment à ouvrir les portes. SpotMini pèse 60 kilos et il peut fonctionner pendant 90 minutes entre deux recharges de ses batteries.

Le prix de vente n’a pas encore été communiqué. Selon Marc Raibert, le dernier prototype actuel coûte dix fois moins cher à produire que le précédent. "Et nous pensons encore pouvoir faire mieux", assure le patron de Boston Dynamics.

Dans un premier temps, le fabricant vise le marché de la surveillance et de la sécurité, sur lequel il existe déjà quelques robots bien moins sophistiqués.

Des ex du MIT

L’appareil sera le premier produit commercial de Boston Dynamics, fondé il y a pourtant 26 ans par des anciens chercheurs du réputé Massachusetts Institute of Technology (MIT). La société travaille actuellement sur une dizaine de projets. Ils s’inspirent en majorité d’animaux, comme le robot guépard qui galope à près de 50 km/h et saute par-dessus des obstacles. Elle conçoit aussi un robot humanoïde, baptisé Atlas. Celui-ci est capable de marcher seul, d’ouvrir des portes, de soulever des paquets, de résister à une personne qui le pousse et de se relever seul après une chute.

Boston Dynamics conçoit aussi un robot humanoïde, baptisé Atlas. ©rv

En 2013, l’entreprise avait été rachetée par Google, qui venait alors de lancer une division spécialisée dans la robotique. Mais le moteur de recherche a abandonné ses ambitions dans le domaine, en raison de perspectives de recettes jugées trop lointaines et incertaines.

Mis en vente, Boston Dynamics est passé dans les mains de Softbank en juin 2017. Le conglomérat japonais commercialise plusieurs robots, comme Pepper, un petit humanoïde chargé d’accueillir des visiteurs ou des clients.

Si d’autres sociétés de robotique existent, Boston Dynamics est l’une des plus anciennes et des plus avancées dans le domaine. Contrairement à ses rivales, elle peut en outre compter sur le soutien financier de géants du web. La majorité de ses projets ont ainsi une vocation à long terme.

Écosystème ouvert

Marc Raibert reconnaît cependant encore travailler sur les futures applications de ses robots. "Il y a de nombreux débouchés", assure-t-il, expliquant recevoir tous les jours des idées. Boston Dynamics compte également sur ses clients et partenaires. Son écosystème sera en effet ouvert, permettant à d’autres entreprises de développer des accessoires et des logiciels. "La robotique va avoir un impact plus important qu’internet", prédit le dirigeant.

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