Cette action belge s'est envolée de 60% en 6 mois, et ce n'est pas fini

©REUTERS

Du moins si l’on en croit les analystes. Plusieurs d’entre eux viennent de relever leur objectif de cours sur cette valeur.

C’est l’action belge qu’il fallait avoir en portefeuille depuis le début de l’année. Sans aucun doute la "star" actuelle de la Bourse de Bruxelles. Voyez vous-même: sur les six derniers mois, le titre Barco s’est envolé de 60% pour se négocier aujourd’hui autour de 157 euros. Et si l’on écoute les analystes, cette ascension n’a pas encore atteint les sommets enneigés.

Pour Berenberg, par exemple, le potentiel de hausse de l’action sur les douze prochains mois s’élève encore à 21% soit 190 euros. L’optimisme du broker -qui conseille un achat de la valeur, cela va sans dire- repose sur trois piliers: une bonne croissance organique, le renouvellement des projecteurs dans les cinémas et une hausse prévue des marges.

Innovation

A partir de 2019, et au-delà, une croissance organique d’environ 5% ("mid-single-digit"), ou mieux, est envisageable pour le spécialiste de la technologie de l’image. En 2019, les principaux moteurs seront le retour de la croissance dans le segment du cinéma et des "control rooms". "Mais nous pensons que l’innovation soutiendra cette croissance malgré le caractère potentiellement cyclique de l’activité cinéma" avancent les analystes de Berenberg. Tout comme la mise en place d’une stratégie visant à monétiser ses relations avec les clients ("Software-as-a-Service").

Deux, la vague de renouvellement des projecteurs dans les cinémas a enfin commencé avec comme référence la technologie basée sur le laser. "Nous estimons que cette vague offre à Barco l’opportunité d’accroître davantage sa part de marché même s'il fournit déjà la moitié des projecteurs dans ce secteur."

Croissance des marges

Enfin, les marges devraient croître davantage. Les analystes jugent que les prévisions 2019 pour celles-ci sont trop conservatrices. Barco a mentionné pour l’exercice en cours une amélioration de la marge Ebitda de 100 à 150 points de base comparé aux 12,1% affichés en 2018. Ils visent le haut de la fourchette à 13,6%.

Le succès croissant de ClickShare (présentation sans fil à partir d’une appareil mobile sur un écran en salle de réunion, Ndlr), la restructuration annoncée fin 2018, l’effet de levier opérationnel à partir de la croissance des ventes devraient continuer à améliorer la marge, estime Berenberg.

Le groupe table sur des marges comprises entre 14 et 15% en 2020 et entre 14 et 17% pour 2022. Pour atteindre des marges au-delà de 17%, la direction devra se tourner vers des fusions et acquisitions, anticipent les analystes.

D’autres brokers ont aussi relevé leurs objectifs de cours sur Barco très récemment. La semaine dernière, Kempen est passé de 150 euros à 184 euros et Degroof Petercam de 175 euros à 180 euros. Les six analystes qui suivent le titre en recommandent l'achat.

Barco en bref

Coté sur Euronext Bruxelles et composant du Bel 20, Barco se présente comme un groupe technologique qui développe des solutions de visualisation pour le segment des loisirs, de l’entreprise et des soins de santé. Il est présent dans plus de 90 pays et emploie 3.600 personnes à travers le monde.

Son actionnaire principal est Charles Beauduin via la NV  Michel Van de Wiele avec 18,33%. Quelque 63,87% du capital est réparti dans le public. Barco pèse 2,06 milliard d’euros en Bourse.

En 2018, le groupe a généré un chiffre d’affaires de 1,03 milliard d’euros (-0,5%) et un Ebitda de 124,5 millions (+16%) présentant une marge de 12,1%. Le résultat net était en hausse de 50,2 millions à 75 millions d’euros. Le dividende s’élève à 2,3 euros par action (+20 centimes).

 

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