Communithings réfléchit déjà au stationnement post-Covid

Avec la crise sanitaire, les horodateurs risquent de ne plus avoir la cote. ©BELGA

La start-up s’attend à un désintérêt des villes et des automobilistes pour les horodateurs. La jeune pousse, spécialisée dans le smart parking, a donc imaginé comment se passer de ces bonnes vieilles bornes à ticket.

Le déconfinement s’installant peu à peu, les premiers changements dans les habitudes se dessinent doucement. Certains ne venaient toutefois pas directement à l’esprit. C’est notamment le cas pour le stationnement. Durant le confinement, plusieurs villes ont mis fin aux zones payantes.

"Avec nos différents systèmes, nous pouvons donc déjà nous passer des horodateurs."
Etay Oren
Cofondateur de Communithings

Une situation forcément temporaire, mais qui pourrait bien impliquer quelques changements lorsque la situation reviendra à la normale. "Comme la plupart des surfaces lisses, les horodateurs sont potentiellement des nids d’infection", explique Etay Oren, le patron de Communithings, une start-up bruxelloise spécialisée dans le développement de solutions de stationnement intelligent. Cette réalité pourrait pousser les villes à revoir la manière de faire payer les automobilistes.

Lancée en 2014, la start-up planche depuis ses débuts sur des solutions visant à optimiser le stationnement en ville. Ses capteurs et caméras intelligents, déjà présents dans douze villes en Belgique, permettent aux utilisateurs d’être guidés rapidement à une place et de payer par smartphone. Le système facilite aussi le travail des contrôleurs. "Avec nos différents systèmes, nous pouvons donc déjà nous passer des horodateurs", assure le patron.

Scanner les plaques

Le parcmètre reste toutefois encore largement plébiscité par le public. L’entreprise a donc élargi son service afin de proposer en parallèle une solution permettant de se passer de ses capteurs et autres caméras, tout en évitant l'utilisation du désormais redouté parcmètre. "L’idée est de proposer un stationnement libre durant deux heures. Une fois le délai dépassé, l’utilisateur à la possibilité de payer via notre app", explique le responsable qui a aussi pensé aux contrôleurs. "On a mis en place un système de scan des plaques de voitures via l’appareil photo de leur smartphone. Il suffit de photographier les plaques de chaque véhicule. Les données sont ensuite enregistrées dans notre système. Sur base de l’heure de la prise de photo et sa localisation, l’appli oriente le contrôleur au mieux dans son parcours de contrôle", explique Etay Oten.

La solution sera d’abord proposée aux communes faisant déjà appel à Communthings pour une partie de leurs places de stationnement. "Mais la solution pourrait intéresser toutes les villes", assure le responsable qui souligne l’importance du bon fonctionnement de cette rentrée d'argent. "Elle est considérable dans le budget de plusieurs communes. Par exemple, la ville de Mons enregistre actuellement un manque à gagner de 150.000 euros par mois", explique-t-il.

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