Decathlon se lance sur le terrain des start-ups

Alicia Verspecht et Erik Aerts rencontreront la semaine prochaine une dizaine de start-ups . Les plus convaincantes intégreront le programme de coaching du groupe. ©Tim Dirven

L’enseigne lance un programme de soutien aux start-ups baptisé JUMP. L’entreprise souhaite soutenir des jeunes pousses dans le secteur du sport, du bien-être et de la santé.

Decathlon s’attaque à un nouveau terrain. La nouvelle discipline devrait faire un peu moins transpirer le public cible. Quoique. Le spécialiste du sport a décidé de se lancer dans l’entrepreneuriat. Il le fera en se positionnant dans le secteur très à la mode des start-ups. La célèbre marque française finalise actuellement un programme visant à soutenir les entrepreneurs belges en herbe. Forcément, il y sera question de sport mais aussi de bien-être et de santé, les spécialités de l’enseigne.

"La sélection des premiers projets se fera le 21 septembre. Nous n’avons pas de nombre précis à atteindre. Nous souhaitons toutefois rapidement augmenter le nombre de candidats."
Alicia Verspecht
Responsable du programme JUMP chez Decathlon

Lancé il y a quelques mois, le projet est porté par Alicia Verspecht, jeune freelance de 26 ans qui a fait son mémoire sur le sujet. Visiblement convaincu par son travail, le patron belge a invité la jeune diplômée de RH à continuer l’aventure et lancer officiellement le projet. "Il est composé de deux parties. On souhaite aider des starters depuis le tout début, parfois en partant simplement d’une idée. On veut également accompagner les start-ups déjà relativement bien installées sur le marché et qui ont déjà réalisé de premières ventes", détaille la responsable du programme. Les entrepreneurs accompagnés recevront entre trois et cinq mois de coaching. "Pour les starters, l’objectif est de valider leur idée de base et si besoin, les réorienter. Pour les entreprises déjà actives, l’accompagnement a pour ambition de les faire grandir et les préparer à une éventuelle levée de fonds", détaille Alicia Verspecht.

Spécialistes externes

Concrètement, Decathlon s’appuiera sur ses compétences internes. "Nous avons déjà prévu une série de workshops avec des spécialistes en marketing, webdesign, design thinking, graphisme, etc. Nous pouvons aussi nous appuyer sur notre très large réseau et donner une visibilité importante aux projets", détaille encore Alicia Verspecht. Pour l’aspect purement entrepreneurial, Decathlon ira chercher les compétences manquantes à l’extérieur. "Nous finalisons actuellement les différentes équipes. Nous aurons notamment le soutien d’un Innovation Banker de chez ING et des fondateurs des start-ups de Birdee et de Sunslice. Nous discutons également avec d’autres spécialistes au niveau financier. L’idée est d’avoir un panel le plus diversifié possible", glisse la responsable.

"Nous allons ouvrir l’espace en partenariat avec Workero, une start-up spécialisée dans la gestion de coworkings."
Alicia Verspecht
Responsable du programme JUMP chez Decathlon

Histoire de jouer le rôle d’incubateur jusqu’au bout, Decathlon compte également ouvrir un espace physique pour accueillir tout ce beau monde. Cela se fera directement dans les bureaux à l’étage du magasin d’Evere, où un espace de coworking verra le jour à partir du 5 octobre. "Nous allons ouvrir l’espace en partenariat avec Workero, une start-up spécialisée dans la gestion de coworking. Il accueillera nos projets mais aura une capacité de 40 personnes et sera donc ouvert à d’autres entreprises."

Déjà 9 candidats

Decathlon en est aujourd’hui à la première phase de sélection. Pour l’heure, 9 candidats se sont déjà fait connaitre. "La sélection des premiers projets accompagnés se fera le 21 septembre. Nous n’avons pas de nombre précis à atteindre. Nous souhaitons toutefois rapidement augmenter le nombre de candidats. Une prochaine sélection est prévue en janvier. On espère au moins 20 postulants et une quarantaine à la session suivante, en fin d'année", assure la responsable. Le coaching coûte 2.000 euros aux porteurs de projet qui ont deux ans pour rembourser le coup de pouce. "Et si ce n’est pas possible financièrement, on cherchera d’autres solutions", glisse Alicia. Dans un premier temps, Decathlon ne devrait pas prendre de parts dans les différents projets soutenus. La question pourrait toutefois revenir sur la table dans l’avenir.

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