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Des craintes ont un peu gâché la fête chez Melexis mais pas longtemps

Alors que Melexis enregistre des résultats records, Françoise Chombar quitte la direction pour présider le conseil d'administration.

L'action Melexis est très volatile ce mercredi matin malgré des résultats supérieurs aux attentes et des prévisions revues à la hausse. Tentative d'explication.

Que demander de plus? Voilà une société technologique, Melexis , qui publie des résultats supérieurs aux attentes, qui relève ses prévisions annuelles et qui distribue un dividende intérimaire. Le combo parfait. Et pourtant, les investisseurs faisaient la grimace ce matin et laissaient le titre filer de près de 2%.

Pointons quelques chiffres avant de tenter d’expliquer cette frilosité. Spécialisée dans les puces, capteurs et senseurs pour le secteur de l’automobile, Melexis a dégagé des revenus trimestriels de 159 millions d’euros (+58%) dans le haut de sa propre estimation. Le résultat d’exploitation s’est envolé de 260%, l’Ebitda de 116% et le résultat final de 246%!

Pénurie

"Melexis a dégagé des résultats trimestriels meilleurs qu’anticipé dépassant les estimations du marché de 1% pour les ventes et de 6% pour l’Ebit" rajoute Ruben Devos de KBC Securities ("acheter"; 105 euros).

Pour l’ensemble de l’année, le groupe vise désormais une croissance de ses revenus comprise entre 24% et 27% contre 22%-25% avant. Comme l’an dernier, un dividende intérimaire de 1,30 euro brut par action sera distribué fin octobre.

Le repli de l’action en bourse s’explique, sans doute, par ce commentaire de la future ex-CEO de Melexis tiré du communiqué: "Aujourd’hui encore, nous ne sommes pas limités par la demande, mais par l’offre." Elle fait, bien entendu, référence à la pénurie qui sévit depuis plusieurs mois dans le secteur. Mais faut-il vraiment s’en inquiéter?

Effet positif

"La demande reste forte, ce qui est rassurant, mais la chaîne d'approvisionnement est supposée tendue" note Michael Roeg de Degroof Petercam ("conserver"; 87 euros).

"Bien que cela limite le potentiel de croissance des ventes à court terme, cela prolonge également la période pendant laquelle elles devraient rester à des niveaux très sains"
Michael Roeg
Analyste chez Degroof Petercam

"Bien que cela limite le potentiel de croissance des ventes à court terme, cela prolonge également la période pendant laquelle elles devraient rester à des niveaux très sains" rassure-t-il.

Il s’agit d’une "déclaration saine" de la CEO note, pour sa part, Marc Hesselink d’ING ("conserver" ; 95 euros) mais "pas totalement surprenante non plus, car nous entendons régulièrement parler de pénurie de semi-conducteurs dans le secteur automobile".

Le temps d’écrire ses lignes, le marché avait, semble-t-il, eu le temps de prendre connaissance des commentaires de ces deux analystes: le titre reprenait de la hauteur.

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