Dogstudio toujours aussi mordant malgré la crise

Malgré la pandémie, Gilles Bazelaire, le cofondateur de Dogstudio, entreprise spécialiste de la créativité en version numérique, a enchaîné les gros projets en 2020. ©Dieter Telemans

Entre l'inauguration du Pavillon, l'ouverture d'un bureau à Amsterdam et de nouvelles collaborations prestigieuses, Dogstudio et toutes ses entités ont plutôt bien traversé l'année pandémie.

Pour bon nombre d'entreprises, la période Covid n'a pas vraiment été la plus favorable pour le business. Certaines s'en sortent toutefois mieux que d'autres et il ne faut pas spécialement travailler dans l'e-commerce ou vendre des systèmes de vidéoconférence pour cela. L'entreprise namuroise Dogstudio et son écosystème (toujours plus volumineux) font partie de ceux qui, malgré la pandémie, sont parvenus à encore accélérer le rythme.

"On a pris l'habitude de ne pas trop se poser de questions et de se lancer dès qu'on a une bonne idée."
Gilles Bazelaire
Cofondateur de Dogstudio

Installée dans la capitale wallonne, l'entreprise spécialiste de la créativité en version numérique a encore enchainé ces derniers mois les initiatives dans tous les sens. " On a pris l'habitude de ne pas trop se poser de questions et de se lancer dès qu'on a une bonne idée", sourit Gilles Bazelaire, le cofondateur de la société. Agence créative, festival, soutien aux start-ups actives dans le numérique, l'écosystème est aujourd'hui bien installé...

Du côté des toutes récentes réalisations, la fin du dernier gros chantier date de seulement quelques jours. Samedi avait lieu l'inauguration du Pavillon de l'expo universelle, désormais installé sur la citadelle. Un espace dans lequel le KIKK a pris ses quartiers, le tout via de multiples collaborations avec le TRAKK, Dogstudio, la Niche et Superbe, soit l'ensemble des structures du groupe.

Les pieds à Namur, la tête à l'international

À l'heure où les difficultés pointaient le bout du nez dans beaucoup de secteurs, l'écosystème a particulièrement bien résisté aux remous du virus. "Cela s'explique notamment par notre philosophie. On garde nos pieds bien ancrés à Namur, mais on est clairement tourné vers l'international", glisse Gilles Bazelaire. Un choix stratégique qui a permis à l'entreprise de faire mieux qu'éviter la casse. Si Superbe, qui s'active principalement à un niveau plus local, a souffert en début de pandémie, le reste de l'écosystème a plutôt bien vécu la période.

"L'ouverture du pavillon est un succès, le Trakk est en pleine explosion et la Niche a montré sa faculté de résilience."
Gilles Bazelaire
Cofondateur de Dogstudio

"Cette année était vraiment paradoxale. 2020 devait être l'apothéose pour le festival KIKK qui devait célébrer ses dix ans. On a finalement tout annulé. Mais d'un autre côté, l'ouverture du Pavillon est un succès, le TRAKK est en pleine explosion et la Niche a montré sa capacité d'adaptation", détaille le responsable. Dogstudio, le premier projet lancé par l'entrepreneur et ses acolytes, a, lui, profité de la situation pour enregistrer "une énorme croissance". "C'est notamment grâce à notre implantation aux États-Unis. Les restrictions y ont été moins importantes, ce qui nous a permis de continuer l'activité plus normalement", détaille-t-il.

Créativité hollandaise

La société  a ainsi enchaîné les contrats. Outre la collaboration avec le Tomorrowland virtuel, le studio a multiplié les partenariats avec des noms comme Burger King et American Airlines. "Nous avons aussi signé avec le magazine Time pour repenser tout le visuel de son magazine "Time for Kids"", glisse encore le patron. "2021 s'annonce encore une excellente année. L'agenda est déjà complet avec d'autres très grosses collaborations prévues".

C'est certain pour son fondateur, Dogstudio va continuer à prendre encore un peu plus de place. Une envergure nouvelle qui s'est déjà traduite récemment par l'ouverture d'un troisième bureau à l'étranger. Après Chicago et Mexico, la société s'est installée le mois dernier à Amsterdam. "C'est la ville créative par excellence. Ce n'est pas un hasard si un tas de grandes marques y ont installé leur centre créatif. Cela nous donnera accès à de nouveaux marchés. Cela nous permettra aussi d'accueillir des profils internationaux que nous avons plus de mal à faire venir à Namur".

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés